Ce célèbre spectacle d’Yvon Deschamps paru fin 90 est toujours d’actualité semble-t-il. Étant très dépendant de nos voisins du sud, nul besoin de vous rappeler qu’ils nous montrent généralement notre avenir comme le ferait une boule de cristal. Et ce n’est pas fini!

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Alors que le TSX reprend du poil de la bête depuis le début de l’année, le Dow Jones subit quand même une hausse soutenue. Signe que nos voisins se portent mieux et qu’après la pluie vient toujours le beau temps. (Voir juillet/août 2009 au Québec…)

Tout cela est donc radieux. Après une descente aux enfers voilà que la lumière revient. Comme dirait si bien Elvis Graton : « Ils l’ont tu l’affaire les Américains ! »

En fait, pas tant que ça mon Bob!

Bien que certains optimistes (et/ou réalistes dépendant de votre position) croient que le pire est passé, certains autres pensent que nous n’avons encore rien vue!

En effet, depuis quelques semaines, les théories, opinions et nouvelles économiques fusent de toutes parts et sont plus contradictoires les unes que les autres. Certaines sont de caractères inquiétant :


La reprise s’annonce modeste, selon la Banque Laurentienne

Les saisies de maisons ont bondi de 39% en août

La reprise ne convainc pas encore Jim Flaherty

Le bénéfice recule à la Banque Laurentienne

Les faillites personnelles en hausse au Québec

Alors que d’autres sont de tendances plus optimistes :

L’OCDE croit que la reprise arrivera plus tôt que prévu

Surprise : l’emploi augmente au pays

L’emploi recule moins que prévu aux États-Unis

L’or et le dollar canadien grimpent

Tout cela pour dire qu’on ne sait plus sur quel pied danser. Pour ma part, je demeure optimiste mais très prudent. C’est-à-dire que j’ai tendance à me fier au profil d’investisseur de mes clients. Ils ont une vision long terme, tant mieux, les temps sont dures. Ils ont une vision court terme, sécurisons le tout!

À moins d’avoir une boule de cristal, l’important demeure le fait que mes clients doivent se sentir confortable dans leur portefeuille. Ils doivent dormir sur leurs deux oreilles!

Mon opinion demeurant toutefois bien peu de chose, je vous présente deux articles tirés de Argent et de Cyberpresse soient, celui de deux grands penseurs de l’économie; Warren Buffet, qui se passe de présentation, et Le Prix Nobel d’économie américain Joseph Stiglitz.

Informez-vous, vous n’en serez que plus prêt si le pire arrive!

Buffett: moins d’actions, plus d’obligations

ARGENT

Louis-Pierre Côté

Le milliardaire Warren Buffet, qui a investi beaucoup d’argent dans les actions au cours de la crise financière, a un penchant présentement pour les titres de dettes des entreprises et des gouvernements.

Sur papier, le fondateur du conglomérat Berkshire Hathaway (BRK.A) a perdu personnellement environ 25G$ US dans la panique financière de 2008. Mais cela ne l’a pas empêché d’investir des milliards dans Goldman Sachs et General Electric .

Un an après la crise, il semble toutefois s’inquiéter de la santé des marchés financiers. Après avoir investi massivement dans les marchés, Berkshire Hathaway a modifié sa stratégie. Ces temps-ci, elle achète moins d’actions et plus de titres de dettes.

En même temps, Warren Buffet, qui est âgé de 79 ans, avertit que l’économie demeure profondément troublée.

« Nous n’en avons pas encore fini avec les problèmes », a-t-il dit la semaine dernière, dans une entrevue que relate The New York Times. « L’économie, qui piétine, doit reprendre pour que cela fonctionne comme il se doit. »

M. Buffett n’a pas voulu prédire l’avenir rapproché des marchés. Mais des données corporatives de Berkshire Hathaway montrent que sa compagnie a vendu plus d’actions qu’elle en a achetées à la fin du premier trimestre, selon Bloomberg News. Les investissements en actions ont chuté à leur plus bas niveau depuis cinq ans, bien que la compagnie choisit encore des actions de certaines sociétés et achète de la dette corporative et gouvernementale.

Parmi les actions que M. Buffett a vendu récemment, on retrouve Moody’s. Berkshire, qui est son plus important investisseur, a indiqué la semaine dernière qu’il avait réduit sa participation de 2% dans la société.

Un Nobel d’économie redoute une crise économique en «W»

Agence France-Presse
REYKJAVIK

Le Prix Nobel d’économie américain Joseph Stiglitz redoute un scénario de crise économique en forme de «W», où l’amélioration temporaire actuelle après la crise de fin 2008 serait suivie d’une rechute, a-t-il dit lundi à l’AFP à Reykjavik.

«Il est difficile de savoir s’il y aura ou quand il y aura un +W+», a déclaré l’économiste réputé, qui met en exergue les nombreux risques pesant toujours sur l’économie mondiale, principalement l’épuisement des vastes plans de relance mis en oeuvre dans le monde. «Il y a un certain nombre de risques économiques significatifs devant nous. Un risque pour le secteur financier, pour l’immobilier commercial, pour le crédit immobilier. Et il y a aussi des risques pour l’économie réelle, à cause de la baisse des revenus des États et la fin des mesures de relance en 2011 sera un choc négatif pour l’économie», a-t-il dit.

«Actuellement, on fait l’inventaire. Les gens refont leurs stocks», observe l’ancien conseiller économique de Bill Clinton à la Maison-Blanche et prix Nobel en 2001, soulignant que les ménages reconstituent leur épargne, passée dans certains pays de niveaux proches de zéro à «7 ou 9%».

«Mais si les effets négatifs que j’ai décrit se produisent, et c’est très probable, quand l’inventaire sera passé, l’économie va entrer dans un deuxième creux», souligne l’ancien économiste en chef de la Banque mondiale.

Joseph Stiglitz est connu pour ses critiques des mesures administrées par le Fonds monétaire international (FMI) et par la Banque mondiale aux économies en crise. Elles ne font selon lui qu’aggraver la situation et porter la charge sur les populations. Il a été invité en Islande, pays durement frappée par la crise.

Le secteur financier islandais, hypertrophié, s’est brutalement effondré en octobre dernier, entraînant une crise économique sans précédent qui a rendu nécessaire un prêt échelonné de 2,1 milliards de dollars du FMI.

Le Prix Nobel 2001 d’Economie a estimé que l’institution économique internationale dont le siège est à Washington, a pratiqué une politique moins dure en Islande que dans d’autres pays, un favoritisme qui fait grincer des dents selon lui.

«Le programme du FMI en Islande a été très inhabituel et il faut reconnaître qu’ils n’ont pas suivi l’ordonnance habituelle prescrite dans le reste du monde, à savoir des économies budgétaires immédiates (…) et des taux d’intérêt très élevés», a dit M. Stiglitz dans un discours à l’Université de Reykjavik.

«Il faut que vous compreniez que cela a causé beaucoup de ressentiment dans le reste du monde. Je reviens juste de Thaïlande où les gens disent +il y a deux poids deux mesures, vous traitez les gens en Europe mieux qu’en Asie+», a-t-il raconté.

L’économiste doit également rencontrer au cours de sa visite le ministre islandais des Finances.

Publié par Hugo Neveu dans Actualité, Divers, Investissement

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