Propriétaires de maisons et autres emprunteurs, ne vous inquiétez pas, dit le Mouvement Desjardins. Les taux d’intérêt ne remonteront pas de sitôt car l’économie est encore loin d’une reprise à un rythme effréné.

Signant et publiant une note de prévision mardi, l’équipe menée par l’économiste en chef François Dupuis affirme que les conditions nécessaires ne sont pas encore réunies.

L’économie mondiale prend du mieux et les grandes économies sont déjà sorties de la récession. Selon les prévisions de Desjardins, le produit intérieur brut planétaire augmentera de 3,4% en 2010 et 3,8% en 2011.

Par contre, la fin des plans de relance et le crédit serré contiendront cette reprise dans les pays les plus développés.

«La Banque du Canada, écrivent les économistes, cherche à s’assurer du caractère durable de la reprise avant de modifier sa politique monétaire, d’autant plus qu’un changement trop rapide de son discours risquerait d’augmenter les pressions haussières sur le huard.»

«Dans un contexte où les taux directeurs demeureront à leur creux encore longtemps et où les pressions haussières sur les taux obligataires seront limitées, ajoute la note, la première moitié de 2010 risque de ressembler à la fin de 2009. Nous pensons maintenant que la remontée des taux de détail débutera véritablement à la mi-2010 seulement.»

De plus, les menaces inflationnistes restent dans leur tanière pour l’instant, une autre raison de ne pas s’inquiéter sur les taux. «Nous prévoyons que la Banque du Canada commencera à relever son taux directeur seulement au dernier trimestre de 2010 alors que la Réserve fédérale [des États-Unis] attendra en 2011.»

Envolée contrôlée du huard

Du côté du dollar canadien, il a pris de la vigueur mais la parité durable ne serait atteinte qu’en 2011 en raison d’une remontée attendue du billet vert.

«Dans l’optique où les prix du pétrole continueraient d’évoluer à la hausse, les perspectives restent positives pour le dollar canadien, écrit Desjardins. Ainsi, il est prévu que la devise poursuivra sur un sentier d’appréciation graduelle en 2010 avec la possibilité d’atteindre la parité au troisième trimestre de l’année, poussée par une forte demande pour les titres canadiens.»

15% de gain pour le S&P 500 ?

Contrairement à ceux qui craignent que la remontée boursière soit allée trop loin, l’institution financière estime que c’est peut-être le contraire.

«Notre modèle d’évaluation du S&P 500, basé sur les profits des entreprises, les tensions financières et les taux d’intérêt, indique ainsi que la remontée de plus de 50% des indices boursiers depuis leur creux est pleinement justifiée. Les Bourses seraient même encore quelque peu sous-évaluées.»

Il reste que la vulnérabilité des banques, les risques de l’immobilier commercial et les craintes de défaut de paiement comme celui de Dubaï vont générer de la nervosité.

«Les gains des indices seront moins spectaculaires que ceux de 2009, et certaines périodes de replis sont à prévoir, indique Desjardins. Le S&P 500 devrait offrir un rendement d’environ 15% en 2010.»

Article tiré intégralement du site Argent.

Publié par Hugo Neveu dans Actualité, Hypothèque | Pas de commentaire

  • Abonnement à l’infolettre