Pour ma part, j’ai constaté une augmentation substantiel du coût de mon épicerie quotidienne depuis 1 an et demi. Comme tous bon citoyens qui se respectent, la commis de caisse me donne le prix, je paie et m’en vais chez moi. Je ne m’attarde pas vraiment à savoir qu’est-ce qui fait augmenter ma facture ou combien chaque item me coûte réellement car j’aime manger ce que je veux et j’achète presque toujours les produits de marque maison ou sans nom car ils sont généralement moins coûteux. Je m’en lave donc les mains en me disant que je fais mon effort à ce niveau. Panier d'épicerie

Toutefois, j’ai récemment eu une discussion à cet effet avec certains membres de ma famille qui était, et c’est peu dire, outré de la hausse récente du prix de leur panier d’achat. Pour cette famille de quatre, il n’est pas rare que la facture hebdomadaire dépasse les 200$. Et à bien y penser, c’est aussi mon cas. Alors comment faire pour payer plus cher pour tout (Nourriture, essence, chauffage…) avec le même salaire?

Et bien, attachez votre ceinture, selon le site ARGENT, ce n’est que le commencement!

Certains produits alimentaires pourraient être plus onéreux dans les supermarchés en 2010 car la reprise économique devrait entraîner un bond du prix des denrées de base comme le lait et le riz.

Des données publiées dernièrement annoncent une forte progression de ces produits en raison notamment d’une baisse de leur production. Un sondage de Bloomberg avance que le prix de la tonne de riz pourrait grimper de 63% à 1038$.

Au même moment, le gouvernement américain estime que le cours de la poudre de lait écrémée – produit laitier employé dans la fabrication de divers aliments – devrait bondir de 39% et GP Morgan Chase table sur une hausse du prix du sucre de l’ordre de 25% toujours en 2010.

Daniel Mercier-Gouin, expert en économie agroalimentaire à l’Université Laval, a des réserves sur les prévisions du cours des aliments de base. «C’est un exercice difficile! L’évolution des prix dépend des conditions climatiques, de la croissance économique et de la capacité de payer à travers le monde», a-t-il indiqué, soulignant qu’une sécheresse en Australie pourrait tout chambouler.

Il est cependant limpide que le prix de certains produits subira une hausse si le cours des denrées de base progresse l’an prochain. Au Canada, les aliments les moins transformés sont ceux qui sont davantage sujet à enregistrer des fluctuations de prix à la hausse.

Daniel Mercier-Gouin croit, par exemple, que le riz sera plus cher mais que le prix du pain subira une faible progression. «Si le cours du blé double, le prix du pain ne double pas pour autant», a expliqué M. Mercier-Gouin, précisant que le Canada est avantagé par son système de gestion de l’offre qui fixe le prix de différents produits comme le lait, la volaille et les œufs.

Selon lui, les populations les plus touchées seront celles des pays en développement car elles consomment surtout des produits bruts et peu transformés. Une nouvelle crise alimentaire n’est donc pas exclue selon divers experts dont Daniel Mercier-Gouin.

Publié par Hugo Neveu dans Actualité | Pas de commentaire

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