La planificatrice financière Cathy Pareto revisite un terrain connu : le montant d’épargne requis pour vivre une retraite confortable. Pour elle, les retraités n’ont pas besoin de 70 % de leur revenu annuel brut des trois dernières années de travail pour maintenir leur niveau de vie, mais de 80 % ou même 90 %.

L'argent s'envole

Une fois que le capital de retraite est constitué, il s’agit de le décaisser de manière à le préserver le plus longtemps possible. Selon ses estimations, un taux de retrait annuel de 6 % serait raisonnable. Par exemple, pour toucher 50 000 $ par année, un retraité aurait besoin d’une épargne-retraite de 833 333 $, soit (50 000 $ ÷  6 % = 833 333 $).

Bien sûr, cette formule n’est pas universelle, précise Cathy Pareto, et chaque cas est particulier. Mais cette règle a le mérite de donner une bonne idée du montant nécessaire pour vivre ses vieux jours sans être obligé de retourner sur le marché du travail.

Le résultat de son approche se résume dans le tableau ci-dessous :

Revenu de retraite annuel Épargne-retraite requise

50 000 $

833 333 $

60 000 $

1 000 000 $

100 000 $

1 666 667 $

175 000 $

2 916 667 $

250 000 $

4 166 667 $

Comme on peut le constater, il faut un capital substantiel pour générer 50 000 $ ou 60 000 $ par année. C’est pourquoi il importe de commencer tôt à épargner. Le tableau suivant indique combien d’argent il faut mettre de côté chaque mois pour amasser 1 million de dollars. Cathy Pareto pose comme hypothèses que le futur retraité commence à 0 $ et que le rendement annuel de ses placements est de 8 %, ce qui est résolument optimiste.

(Coeur sensible s’abstenir car les montants à épargner paraissent exorbitants!)

Nombre d’années avant la retraite Épargne mensuelle requise

35

435,94 $

30

670,98 $

25

1 051,50 $

20

1 697,73 $

15

2 889,85 $

10

5 466,09 $

« De toute évidence, la planification de la retraite est un processus qui doit s’échelonner sur toute une vie. Plus vous commencez tôt, plus le temps joue en votre faveur. La clé, c’est épargner, épargner et épargner ! », conclut Cathy Pareto.

Article tiré de conseiller.ca

Publié par Hugo Neveu dans Investissement | 2 commentaires

déc. 1, 2009

De nombreux changements fiscaux favorables ont été adoptés par Ottawa et Québec. Il s’agit de ne pas les rater. En voici parmi les plus importants et où inscrire les données, le cas échéant, dans les déclarations de revenus.

Main, papier, crayon, calculatrice

Les principaux changements visant l’impôt fédéral ont été annoncés au début de novembre 2009. De son côté, Québec publiera la liste officielle de ses nouveautés fiscales 2009 le 5 janvier 2010. Informations du budget du Québec et du Planiguide fiscal 2009-2010 de la firme Raymond Chabot Grant Thornton. Merci pour sa précieuse collaboration.

AU FÉDÉRAL :

  • Le montant personnel de base passe de 9 600 $ à 10 320 $. Voir Annexe 1, ligne 300.
  • Le montant accordé en raison de l’âge passe de 5 276 $ à 6 408 $. Voir Annexe 1, ligne 301.
  • Le montant pour époux ou conjoint de fait passe de 9 600 $ à 10 320 $. Voir Annexe 1, ligne 303.
  • Le montant pour personne à charge admissible passe de 9 600 $ à 10 320 $. Voir Annexe 1, ligne 305.
  • Un crédit d’impôt non remboursable pour la rénovation domiciliaire est offert pour 2009 seulement. Ce crédit est égal à 15 % des dépenses admissibles excédant 1 000 $, jusqu’à concurrence de 10 000 $. Voir Annexe 1, ligne 368.
  • Un nouveau crédit d’impôt non remboursable pour l’achat d’une première maison ou d’une habitation adaptée pour une personne handicapée entre en vigueur à compter de 2009. Ce crédit est égal à 15 % de 5 000 $. Voir Annexe 1, ligne 369.
  • Régime d’accession à la propriété (RAP) : Il est maintenant possible de « rapper » jusqu’à 25 000 $ de son REER pour acheter une première propriété. Pendant des années, ce maximum a été limité à 20 000 $ par personne admissible. Voir feuillet T4RSP et Annexe 7.
  • Les travailleurs autonomes peuvent déduire 100 % du coût total d’un ordinateur et des logiciels de système (catégorie 50). Il n’y a plus de règle du demi-taux dans l’année d’acquisition. Les équipements doivent avoir été achetés après le 27 janvier 2009. Cette mesure est temporaire. Voir formulaire T2124 et autres similaires.
  • Ottawa a reconduit le crédit d’impôt non remboursable de 15 % pour l’exploration minière à l’égard des investisseurs dans des actions accréditives. Ce crédit temporaire vise les ententes d’actions accréditives conclues avant le 1er avril 2010. Voir page 3, ligne 224, et formulaire T1229.
  • Décès d’un rentier : possibilité de reporter des pertes subies dans son REER ou son FERR. Charles était veuf lorsqu’il est décédé en novembre 2008. Le jour de sa mort, la juste valeur marchande de son FERR se chiffrait à 250 000 $. Trois mois plus tard, en février 2009, le liquidateur a distribué les biens aux héritiers. Le FERR de Charles ne valait plus alors que 200 000 $. L’effondrement boursier de 2008 s’est soldé par une perte de 50 000 $. En temps normal, cette perte n’aurait pas été déductible. Le liquidateur de la succession aurait inscrit, dans la dernière déclaration de revenus de Charles, des revenus de FERR de 250 000 $. Il aurait calculé les impôts sur ce montant, même si les héritiers ont reçu beaucoup moins. Ces derniers seraient donc doublement pénalisés : avec moins d’argent, ils seraient contraints d’acquitter une facture fiscale « maximisée », en quelque sorte. Ottawa a aboli cet irritant. Le liquidateur pourra demander le report rétrospectif de la perte de 50 000 $. Au lieu de 250 000 $, c’est 200 000 $ qu’il inscrira à titre de revenus de FERR l’année du décès de Charles. Voir page 1, ligne 115, et feuillets T4RSP ou T4RIF.
  • FERR : fini la réduction de 25 % du montant du retrait minimal. L’an dernier, le gouvernement a permis aux détenteurs d’un FERR de réduire de 25 % le montant du retrait minimal requis par la loi. Cette mesure exceptionnelle avait pour but de limiter les pertes occasionnées par la chute des Bourses à la fin de 2008. Le ministère canadien des Finances nous confirmé que cette mesure ne serait pas en vigueur pour l’année d’imposition 2009.

AU QUÉBEC :

Sont harmonisés avec le fédéral les trois dispositions fiscales suivantes :

  1. Pour les travailleurs autonomes, la possibilité de déduire en un an 100 % du coût d’achat d’un ordinateur et des logiciels admissibles acquis après le 27 janvier 2009.
  2. Régime d’accession à la propriété (RAP) : pour les acheteurs d’une première propriété, la possibilité de « rapper » 25 000 $ de leur REER.
  3. Dans le cas des personnes décédées, la possibilité de reporter rétrospectivement et de déduire de la perte de valeur des placements REER et FERR, sous certaines conditions.

Par ailleurs :

  • Le montant pour revenu de retraite passe de 1 500 $ à 2 000 $. Voir page 3, ligne 361, et Annexe B.
  • Actions de Fondaction de la CSN : le crédit d’impôt passe temporairement de 15 % à 25 %. L’investissement maximal qui donne droit au crédit d’impôt pour fonds de travailleurs demeure inchangé à 5 000 $. Voir page 3, ligne 424.
  • Le crédit d’impôt remboursable pour frais de garde d’enfants est bonifié. Pour les enfants de moins de 7 ans, par exemple, le plafond applicable aux frais de garde passe de 7 000 $ à 9 000 $. Voir page 4, ligne 455, et Annexe C.
  • Il est possible d’obtenir un remboursement partiel de la TVQ payée à l’achat ou à la location à long terme d’un des véhicules hybrides neufs suivants :

- Chevrolet Malibu Hybrid 2009
- Ford Escape Hybrid (HEV) 2008 et 2009 (deux roues motrices)
- Honda Accord Hybrid 2005
- Honda Civic Hybrid 2005, 2006, 2007, 2008 et 2009
- Honda Insight 2005 et 2006
- Nissan Altima Hybrid 2007, 2008 et 2009
- Saturn Aura Hybrid 2009
- Toyota Camry Hybrid 2007, 2008 et 2009
- Toyota Prius 2005, 2006, 2007, 2008 et 2009

Le montant maximal de remboursement est de 1 000 $ si le véhicule a été acheté ou loué à long terme après le 23 mars 2006, mais avant le 21 février 2007. Ce montant maximal est de 2 000 $ pour les véhicules achetés, loués à long terme après le 20 février 2007, mais avant le 1er janvier 2009. Voir formulaire VD-403.H. Plusieurs conditions s’appliquent.

  • Un crédit d’impôt remboursable pour la rénovation domiciliaire est offert pour 2009 seulement. Ce crédit est égal à 20 % des dépenses admissibles excédant 7 500 $, jusqu’à concurrence de 20 000 $ en coûts admissibles. Voir formulaire TP-1029.RR.

Le REA II remplace le régime d’investissement Actions-croissance PME (Accro-PME). Le REA II permet à des PME québécoises de se financer auprès du public. Il offre aux investisseurs la possibilité de déduire 150 % du coût des actions admissibles acquises après le 19 mars 2009 et avant le 1er janvier 2011. Le taux de déduction diminuera ensuite à 100 % et demeurera à ce niveau jusqu’à la fin du programme, prévu pour le 31 décembre 2014.

Publié par Hugo Neveu dans Actualité, Investissement | Pas de commentaire

Sur le site de Argent, on peut lire un sommaire d’une partie du stratagème de Lacroix afin de frauder les investisseurs. Rien de très impressionnant aux yeux de l’enquêteur semble-t-il…Texte de l’agence QMI.

Lacroix en faillite

Même s’il a réussi à endormir l’Autorité des marchés financiers, le gardien des valeurs Northern Trust et d’anciens collaborateurs, l’ex-p.-d. g. de Norbourg Vincent Lacroix n’a pas toujours été très futé dans son plan pour dépouiller 9200 investisseurs de 115M$.

C’est du moins ce qui ressort du témoignage de l’expert-comptable, Christian Hébert, mercredi, au procès des cinq présumés complices dans l’affaire Norbourg.

Le comptable agréé mandaté par la GRC a « suivi à la trace l’argent »pour mieux comprendre comment Vincent Lacroix a pu s’enrichir aussi rapidement. Le capital action est passé de 500 000 $ à 28,6 M$ en l’espace d’un an.

La première constatation est le secret le moins bien gardé : « ‘argent provenait des investisseurs »

Avec l’aide de tableaux et de graphiques, l’expert a démontré que le stratagème était quasi du copier-coller pour l’ensemble des 108 transactions totalisant 91 M$ qu’il a analysées en profondeur entre 2003 et 2005.

Le retrait s’effectuait à partir des sommes qui se trouvaient chez Northern Trust pour ensuite être déposé dans un compte de Norbourg et transféré de nouveau dans un autre compte de Norbourg afin d’acquérir des compagnies de fonds, des résidences, un restaurant, une auberge et la liste de « cadeaux » est longue.

Notons que Vincent Lacroix retirait une somme dans les sept chiffres et déposait ce même montant le jour même ou quelques jours suivant tout au plus et que les montants étaient toujours ronds. Ce qui a soulevé certaines interrogations chez l’expert.

M. Hébert a aussi scruté à la loupe le compte de Norbourg Inter national. Le compte a été ouvert en juillet 2004 et un an plus tard, les 38,5 M$ initialement déposés avaient été retirés.

« es gens qui ont profité le plus de cet argent est Vincent Lacroix où 10,8 M$ ont été déposé dans son compte conjointe avec sa femme Sylvie Giguère et un compte en Suisse. Il y a aussi Norbourg groupes financiers, 9 M$, Ressources Dianor, 5 M$… »

Documents saisis

La Couronne en a ajouté en mettant en preuve que les compagnies de Serge Beugré, Jean Renaud, Félicien Souka, trois des accusés, avaient touché des montants de ce compte.

Me Serge Brodeur a aussi expliqué aux membres du jury que plusieurs des documents, tels des chèques, des virements électroniques et un chiffrier électronique reliés à certaines des transactions, ont été saisis dans le bureau de Jean Cholette. Quant à Rémi Deschambault, le témoin a ouvertement critiqué son travail de vérification des chiffres des états financiers de Norbourg.

Pour plus de détails sur le guide personnel contre la fraude cliquez ici! ou communiquez avec moi.

Publié par Hugo Neveu dans Actualité | Pas de commentaire

Que se passera-il si ma compagnie d’assurance fait faillite?!? Alarmante question n’est-ce pas.

Ne vous inquiétez pas, au Québec, nous sommes protégés de tout! ou presque…

Tirelire dans l'eau

Assuris – Protection de votre assurance vie

Constituée en 1990, Assuris est une société à but non lucratif qui protège les assurés canadiens en cas de faillite de leur compagnie d’assurance vie.

Toutes les compagnies d’assurance vie autorisées à faire souscrire des polices d’assurance au Canada sont tenues, en vertu des règles établies par les autorités de contrôle fédérales, provinciales et territoriales, de devenir membre d’Assuris.
Liste complète des assureurs membres

Assuris est financée par le secteur de l’assurance vie et sanctionnée par l’État. Les assurés n’ont rien à payer pour bénéficier de la protection d’Assuris.

Protection des prestations par Assuris
La protection d’Assuris s’applique à l’ensemble des prestations de même nature versées par un assureur membre. Les prestations se répartissent dans les catégories suivantes : capital décès, frais médicaux, revenu mensuel, valeur de rachat et valeur capitalisée. Assuris protège toutes les prestations prévues par les polices établies par un assureur membre au Canada à l’intention d’un citoyen canadien ou d’un résident canadien.

Transfert de police
Plutôt que de résilier la police et de payer un dédommagement en espèces, Assuris protège les assurés, en facilitant le transfert de la police à une compagnie solvable, et assure le maintien des prestations promises, en conformité avec les conditions de la police originale.

Protection d’Assuris
Si une compagnie d’assurance vie fait faillite, Assuris garantit qu’au moment du transfert, les assurés conserveront au moins 85 % des sommes promises. Ces sommes comprennent le capital décès, les frais médicaux, le revenu mensuel et la valeur de rachat. Les produits de dépôt seront également transférés à une compagnie solvable. Dans le cas de ces produits, Assuris garantit que les assurés conserveront 100 % de la valeur capitalisée, jusqu’à concurrence de 100 000 $. Les produits de dépôt comprennent les rentes en capitalisation, les comptes d’excédents des polices d’assurance vie universelle, les comptes de dépôt des primes et
les comptes de participations laissées en dépôt. Lorsque les fonds d’un compte d’épargne libre d’impôt (CELI) sont placés dans une rente en capitalisation, Assuris leur accorde une protection distincte des autres produits de dépôt. Dans le cas des CELI, Assuris garantit que les assurés conserveront 100 % de la valeur capitalisée,
jusqu’à concurrence de 100 000 $.

Contactez moi ou visualiser le dépliant explicatif pour plus d’informations.

Publié par Hugo Neveu dans Assurance | Pas de commentaire

Selon Francis Vailles de La Presse, d’ici deux ans, la hausse des taux d’intérêt obligera les ménages qui projettent d’acheter une propriété à faire des choix plus modestes. Par exemple, une famille type devra oublier la maison de 265 000 dollars et cibler plutôt une piaule de moins de 240 000 dollars.

Maison de poupée

C’est ce qui ressort d’une analyse de La Presse Affaires sur l’impact d’une hausse des taux hypothécaires. Pour guider les lecteurs, nous avons estimé la valeur de la maison qu’un ménage peut se permettre en fonction de ses revenus. Tout a été pris en compte: les impôts fonciers, les taxes scolaires, les frais de chauffage et la capacité de payer des ménages.

Notre grille d’analyse calcule d’abord le prêt hypothécaire qu’un travailleur peut assumer. S’ajoute à ce prêt l’acompte disponible, que nous fixons à 10% du prix de la propriété pour les besoins de l’exercice.

Ainsi, un ménage qui a des revenus annuels bruts de 80 000 dollars ne devrait pas consacrer plus de 1700 dollars à son logement à tous les mois. En retranchant les impôts fonciers et les frais de chauffage, il reste environ 1225 dollars pour les mensualités hypothécaires, selon nos estimations.

Par les temps qui courent, une telle mensualité permet d’obtenir un prêt hypothécaire de 239 000 dollars dans une institution financière, amorti sur 25 ans. Ce prêt suppose un taux hypothécaire de 3,75%, taux que les banques consentent actuellement pour un terme de trois ans, après négociation. En ajoutant un acompte de 10%, le prix de la maison ciblée ne devrait pas excéder 265 000 dollars.

Avec la hausse des taux d’intérêt attendue, l’hypothèque accordée pour une même mensualité diminuera. Par exemple, si les taux montent de 1,5 point de pourcentage d’ici 2012, le prêt accessible reculera à 214 000 dollars et la maison à 238 000 dollars.

Nos calculs sont évidemment approximatifs. Chaque municipalité prélève des impôts fonciers distincts et chaque propriété a un coût de chauffage qui lui est propre.

Nos hypothèses sont relativement conservatrices. Par exemple, le taux d’effort des ménages pour se loger, soit la portion de leurs revenus bruts consacrée au logement, a été fixée à 26% pour les fins de nos calculs. En comparaison, les institutions permettent un taux d’effort de 30% voire 32%. À ce niveau, les ménages devraient se serrer doublement la ceinture, d’autant plus s’ils ont des enfants.

Publié par Hugo Neveu dans Immobilier | Pas de commentaire