sept. 22, 2009
Nous sommes présentement inondés par les médias concernant les bandits à cravates c’est le moins que l’on puisse dire. Sachez messieurs dames que dans tous les domaines et/ou sphères d’activités il y a des bandits. En cravates et en bottes à cap d’acier aussi!!!

Il serait grandement temps que nous, travailleurs des services financiers arrêtions d’être accusé à tord et à travers par n’importe qui! Oui je suis tanné et oui je trouve le tout déplorable. Sachez que certains d’entre nous, et j’en fais partie, nous efforçons de respecter les droits et lois en vigueur à tous niveaux et contribuons à maintenir l’intérêt du client comme priorité.
Cette montée de lait étant faite, voici maintenant un article ayant parût sur Argent nous dévoilant qui sont réellement les bandits dans toutes cette histoire du scandale Norbourg.
À la suite de cette lecture, je vous invite à vous poser cette question: Les informaticiens, les comptables et les fonctionnaires sont-ils tous des bandits? Sûrement pas…
Michel Munger
Argent
Leurs noms ont fait surface à plusieurs reprises dans le cadre du scandale Norbourg mais ils sont peu connus du public. Qui sont les cinq hommes qui affrontent des accusations criminelles après le plaidoyer de culpabilité de Vincent Lacroix ?
Des accusations de fraude, de fabrication de faux, de complot et de disposition de produits de la criminalité pèsent contre ce groupe d’anciens collaborateurs.
Félicien Souka
Affrontant 174 chefs, cet informaticien se trouvait au coeur de la manipulation de données et de documents chez Norbourg. La manipulation permettait de camoufler le détournement de l’épargne des investisseurs.
Jean Cholette
Faisant face à 150 chefs, il était contrôleur financier à l’interne chez Norbourg. Il était proche de la haute direction. En faillite, il bénéficie maintenant de l’aide juridique.
Serge Beugré
C’était le principal stratège financier de Norbourg. Lors de son interrogatoire devant le syndic RSM Richter, Vincent Lacroix l’a qualifié de membre du «quart de nuit», pendant lequel les documents étaient falsifiés. Il affronte 174 chefs d’accusation.
Rémi Deschambault
Ce comptable et sa firme Deschambault Saint-Jean ont été vérificateurs pour une série d’états financiers de Norbourg. Lors du procès pénal de Vincent Lacroix, la preuve a démontré que les états financiers étaient falsifiés. 131 chefs d’accusation pèsent contre lui.
Jean Renaud
Cet ancien fonctionnaire (congédié par Québec en 2008) aurait reçu 100 000 $ de Norbourg afin d’aider la firme à obtenir 1 M$ d’aide gouvernementale, une accusation qu’il niait. Il a été consultant et collaborateur de Vincent Lacroix lors de la dernière année d’existence du cabinet. Il affronte 93 chefs d’accusation.
Publié par Hugo Neveu dans Actualité, Investissement | Pas de commentaire
sept. 17, 2009
Personnellement, je n’aime pas particulièrement les sondages car je considère être un libre penseur et tend vers le fait que les sondages abrutissent les gens et les empêche de développer leurs propres opinions. Toutefois, je crois en la force du nombre et le pouvoir mathématique de la statistique. Je vous livre donc un article parût aujourd’hui par nul autre que Mr sondage, Jean Marc Léger pour le compte du Journal de Montréal:
Au Québec, on n’aime pas parler d’argent. Parler d’argent à la maison, entre amis, avec des collègues du travail et même avec son conseiller financier nous dérange et nous rend inconfortables.
Le Québec est le seul endroit au monde où la principale banque s’appelle une caisse, qui ne fait pas des profits, mais plutôt des excédents, qui ne verse pas de dividendes, mais plutôt des ristournes. Ici, plus tu es riche et plus tu es critiqué. Par exemple, on critique Mme Marois parce qu’elle a de l’argent et une belle maison, alors que personne ne critique le fait que le chef du gouvernement se fait payer 75 000$ par son parti pour payer ses frais. Nous avons souvent une logique de « quêteux ».
Notre vieux fond catholique nous fait croire que faire de l’argent, c’est pécher, alors que dans le reste de l’Amérique, plutôt protestante, faire de l’argent est synonyme de réussite. C’est probablement aussi pour cela que le Québec est pauvre et compte moins de millionnaires par millier d’habitants que les grandes villes nord-américaines.
Épargner ou jouir de la vie
Alors, répondez à la question suivante : préférez-vous épargner pour votre retraite ou dépenser et jouir de la vie maintenant ?
Vous l’avez deviné. La majorité préfère jouir de la vie alors que c’est l’inverse dans le reste de l’Amérique. Pendant que les Anglais s’enrichissaient, nous, on s’amusait.
Pour prospérer, le Québec a besoin d’une élite financière, d’acquérir des richesses et de comprendre les mécanismes de l’argent si on veut mieux le partager par la suite.
Il y a espoir, car les derniers sondages démontrent qu’on s’intéresse plus à l’argent qu’autrefois. De plus en plus de gens placent leur argent, 39% font même maintenant affaire avec des conseillers financiers. Mais, la crise économique et les récents scandales financiers mettent notre nouvelle foi à rude épreuve. Les gens ont perdu une bonne partie de leur épargne et plusieurs ont peur de se faire frauder par leurs intermédiaires financiers.
Il ne faut plus avoir peur de parler d’argent. Il faut poser des questions, s’informer et exiger des comptes à votre conseiller, à votre banquier, aux compagnies de cartes de crédit et aux entreprises où vous investissez. Ils font tous de l’argent sur votre dos.
Ne laissez plus les autres vous imposer leurs choix. L’argent ne fait pas le bonheur, mais perdre de l’argent peut faire votre malheur.
* * *
Sondage
Faites-vous affaire avec un intermédiaire financier pour vos placements ?
Oui 39% Non 61 %
Depuis les derniers scandales financiers au Québec, avez-vous peur de vous faire frauder par les gens qui s’occupent de vos placements ? (Parmi ceux ayant des placements)
Oui 29% Non 71%
Êtes-vous favorable ou non à ce que des mesures soient prises par le gouvernement pour resserrer les contrôles sur tous les intermédiaires financiers ?
Oui 95% Non 2% Sans opinion 3%
Sondage 1005 répondants, septembre 2009, +/-3,1 %
Publié par Hugo Neveu dans Actualité, Investissement | Pas de commentaire
sept. 10, 2009
Les adeptes du travail au noir
peuvent dormir en paix!
Payeurs de taxe et contribuables, montons aux barricades! C’est du moins l’idée qui nous passe par la tête en lisant le titre de cet article plutôt abérant paru sur le site de Argent par la Presse Canadienne.
En prime cette magnifique photo de Monique Jérôme-Forget tout sourire prise par Martin Chamberland pour La Presse. À lire avec un certain détachement afin de ne pas s’emporter de la probable hausse des impôts à venir…
Les adeptes du travail au noir peuvent dormir en paix: Québec n’est pas en mesure de leur faire payer leur dû et ne le sera pas de sitôt, selon ce qu’a appris La Presse Canadienne.
Il faudra en fait attendre jusqu’en 2014 pour voir à l’oeuvre tous les nouveaux enquêteurs promis par le gouvernement pour lutter plus efficacement contre le «paiement en dessous de la table», une pratique qui fait perdre 3 milliards de revenus par année à l’État québécois.
Québec n’a toujours pas embauché un seul des centaines d’enquêteurs qui devaient s’assurer de récupérer près du tiers de cette somme.
L’annonce de ressources additionnelles à Revenu Québec avait été faite en mars, par l’ex-ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, dans son dernier budget.
Le but était double: mieux lutter contrer l’économie au noir et augmenter les revenus dans les coffres de l’État, pour accélérer le retour à l’équilibre budgétaire.
La commande passée au Revenu consistait à récupérer pas moins de 900 millions de sommes dues, d’ici 2012, dont 200 millions dès l’an prochain.
Mais, vérification faite, six mois plus tard, pas un seul enquêteur de plus n’est aux trousses des chefs d’entreprise peu scrupuleux. Et il n’y aura aucune embauche d’ici la fin de l’année, ni peut-être l’an prochain.
Au ministère du Revenu, on a fixé au total à 825 le nombre de professionnels requis pour espérer répondre à la commande de l’ex-ministre des Finances.
Sauf qu’on ne prévoit pas avoir complété le processus d’embauche avant cinq ans, soit la fin de 2014, a-t-on appris.
Une première cohorte de 254 devrait être embauchée, espère-t-on, quelque part en 2010 ou 2011.
De plus, il reste encore à obtenir l’aval du Conseil du trésor pour embaucher les recrues. Les postes promis sont donc encore virtuels.
Ces embauches surviendront aussi dans un contexte où le gouvernement ne remplace qu’un départ de fonctionnaire sur deux. La mesure touche aussi Revenu Québec, qui a vu fondre son équipe d’enquêteurs au cours des dernières années.
Et c’est sans compter sur la formation offerte aux nouveaux fonctionnaires du fisc, qui retarde d’autant le moment où ils seront efficaces sur le terrain.
Le ministre du Revenu, Robert Dutil, reconnaît que le «processus est long».
«Pour avoir une personne parfaitement à point, ça doit prendre deux ans», à compter de son embauche, a-t-il convenu, au cours d’un entretien récent.
Le porte-parole de l’opposition péquiste sur les questions de revenu, Irvin Pelletier, juge que le gouvernement manque de volonté politique pour lutter efficacement contre l’évasion fiscale.
«J’ai l’impression que le gouvernement ne sait pas trop comment faire», selon lui.
Il déplore que Québec ait tendance à confier la récupération fiscale à des «juniors».
Or, plaide-t-il, de l’autre côté, «les gens qui pratiquent l’évasion fiscale, c’est pas des deux de pique. C’est des gens expérimentés, c’est des filous. C’est (un phénomène) dur à contrer», selon lui.
Quoi qu’il en soit, Québec vise particulièrement quatre secteurs d’activités, reconnus pour leur habileté à échapper au fisc: l’industrie de la construction, les restaurants, les planificateurs fiscaux et les contrebandiers du tabac.
Le ministre Dutil n’était cependant pas en mesure d’indiquer quel secteur entraînait les plus lourdes pertes fiscales.
Cependant, on estime en général que 25% des cigarettes vendues proviennent de la contrebande.
La restauration demeure aussi un secteur de l’économie où les pertes fiscales sont importantes. Revenu Québec les évaluait à 425 millions l’an passé.
À l’effort additionnel de récupération des sommes dues, s’ajoute celui de l’éducation des chefs d’entreprise, dit le ministre Dutil, soucieux de vouloir changer les mentalités.
Il reconnaît que son ministère fait cependant peu pour changer la culture du travail au noir, très répandue dans certains milieux.
«Il y aurait probablement à faire davantage au niveau de l’éducation», a-t-il dit.
Au Québec, le commerce et le travail au noir représentent annuellement quelque 10 milliards d’activité économique.
À l’heure actuelle, 2300 des 9000 employés du Ministère sont affectés à la récupération des sommes dues au fisc.
Publié par Hugo Neveu dans Actualité, Divers, Investissement | 1 commentaire
sept. 8, 2009
Ce célèbre spectacle d’Yvon Deschamps paru fin 90 est toujours d’actualité semble-t-il. Étant très dépendant de nos voisins du sud, nul besoin de vous rappeler qu’ils nous montrent généralement notre avenir comme le ferait une boule de cristal. Et ce n’est pas fini!
Alors que le TSX reprend du poil de la bête depuis le début de l’année, le Dow Jones subit quand même une hausse soutenue. Signe que nos voisins se portent mieux et qu’après la pluie vient toujours le beau temps. (Voir juillet/août 2009 au Québec…)
Tout cela est donc radieux. Après une descente aux enfers voilà que la lumière revient. Comme dirait si bien Elvis Graton : « Ils l’ont tu l’affaire les Américains ! »
En fait, pas tant que ça mon Bob!
Bien que certains optimistes (et/ou réalistes dépendant de votre position) croient que le pire est passé, certains autres pensent que nous n’avons encore rien vue!
En effet, depuis quelques semaines, les théories, opinions et nouvelles économiques fusent de toutes parts et sont plus contradictoires les unes que les autres. Certaines sont de caractères inquiétant :
Publié par Hugo Neveu dans Actualité, Divers, Investissement | Pas de commentaire
août. 31, 2009

C’est du moins ce qu’estime le Fonds monétaire internationale. (FMI)
En effet, selon un article paru par la Presse Canadienne, difusé sur Argent, l’économiste principal du FMI, Olivier Blanchard, affirme que les gouvernements ont bien agi en augmentant leurs dépenses pour contrer la pire récession à frapper depuis la Deuxième Guerre mondiale.
Il prévient toutefois que ces interventions auront un coût, et qu’une hausse des impôts dans pratiquement tous les pays est inévitable.
M. Blanchard estime que la récession qui a débuté l’an dernier est essentiellement terminée, tout en ajoutant qu’elle a laissé des cicatrices profondes qui prendront des années à guérir. La croissance sera positive mais modeste dans une majorité de pays au cours des prochaines années, croit-il.
Et dans plusieurs pays, le potentiel de l’économie ne rejoindra pas les niveaux atteints avant la récession.
La FMI estime par ailleurs qu’un nouvel équilibre entre les pays est nécessaire, ce qui se traduirait notamment par une augmentation des importations aux Etats-Unis et en Chine.
Le ministre canadien des Finances, Jim Flaherty, a déjà déclaré qu’il n’aura pas besoin d’augmenter les impôts pour compenser les 47G$ en mesures de relance annoncées pour les deux prochaines années.
Peut-on se fier à Mr Flaherty?

