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La sécurité financière à la retraite est un thème qui préoccupe tout le monde. Avant de faire de gros achats, plusieurs y penseront. Quand faut-il alors prioriser le REER par rapport au CELI ou l’inverse ? Lequel choisir et pour quelle occasion ? La Banque Laurentienne répond à ces questions en proposant quelques conseils adaptés à leur situation financière et au stade de leur vie.

tough choice

Étudiant ou jeune salarié : le CELI d’abord
Bien qu’il soit important de cotiser tôt à son REER afin de bénéficier des intérêts composés, le CELI demeure un instrument de placement intéressant pour étudiants ou jeunes adultes qui n’ont pas à payer trop d’impôts. Ceux qui ont un taux d’imposition très bas devraient prioriser le CELI plutôt que le REER puisqu’il pourra ainsi accumuler des intérêts à l’abri de l’impôt. Quand le salaire progresse, il est toujours possible de retirer la somme investie dans le CELI pour la déposer dans un REER et ainsi réduire le salaire imposable et profiter d’une baisse ou d’un remboursement d’impôt.

Il n’est toutefois pas nécessaire d’avoir un revenu pour cotiser à son CELI. Par exemple, un étudiant qui reçoit une bourse dont il n’a pas besoin dans l’immédiat, pourraient très bien l’investir à court terme afin de profiter des intérêts sur l’investissement. Il n’y a d’ailleurs pas de minimum ou de maximum quant aux retraits, ce qui rend l’argent accessible en tout temps (si l’on respecte le terme du véhicule de placement choisi).

Investisseurs plus expérimentés : CELI complément au REER
Ceux âgés de 25 à 50 ans qui prévoient prendre leur retraite à moyen ou long terme devraient utiliser le CELI comme un outil préparatoire à la retraite en complément au REER. Puisque c’est au cours de cette période que les épargnants sont souvent le plus actifs professionnellement, c’est le moment idéal pour maximiser les épargnes en vue de la retraite.
Après avoir cotisé au maximum à un REER (pas de droits de cotisation REER inutilisés), on peut alors se servir du CELI afin d’épargner davantage.

Un investisseur qui souhaite à court terme s’acheter une voiture ou a un projet de voyage trouvera dans le CELI l’outil d’épargne tout indiqué. Il faut bien sûr toujours garder en tête le calendrier des projets afin de ne pas investir cette épargne dans un produit d’investissement échéant plus tard…

Investisseurs retraités : tirer avantage du CELI
Ceux à la retraite ou sur le point de l’être devraient tirer avantage du CELI. À partir de 71 ans, le REER converti en FERR générera un revenu imposable. Puisqu’un retrait minimal doit être effectué annuellement, et ce, même si l’épargnant n’a pas nécessairement besoin de ces fonds, il est avantageux de réinvestir son revenu excédentaire dans un compte enregistré comme le CELI (gain sur le placement non imposable). De plus, il est possible de réinvestir cette somme dans les mêmes fonds que son REER ou son FERR. L’épargnant n’a donc pas à se soucier de son portefeuille de placements une deuxième fois.

Enfin, un conjoint peut généralement être désigné comme propriétaire successeur du CELI. Dans ce cas, lors d’un décès, les sommes économisées au sein d’un CELI pourront être transférées au conjoint sans aucun impact fiscal.

Pour plus de détails et pour une analyse de VOTRE situation, hugoneveu@dcsf.ca

Publié par Hugo Neveu dans Actualité, Investissement | Pas de commentaire

déc. 18, 2009

Quel savoureux article de Pierre Duhamel ce matin sur argent! Tellement savoureux que je vous le livre en intégralité. Tout y est. Bonne lecture. Au plaisir de lire vos commentaires!

Bouton Save

Je sais, ce n’est pas la saison pour épargner. À vrai dire, ce n’est jamais la saison pour épargner. Consommer, même en s’endettant, est tellement plus agréable. Le hic, c’est que nous nous préparons des années de retraite misérables en dépensant au-delà de nos moyens et en n’épargnant pas.

Les ministres des Finances du pays sont réunis au Yukon pour essayer de voir comment ils pourraient nous faire économiser davantage pour accroître notre revenu de retraite et diminuer notre dépendance à l’État quand nous aurons cessé de travailler. Il est question d’un nouveau régime à cotisations volontaires, perçues par les gouvernements et gérées par les institutions financières. Pourquoi pas ? Mais j’ai l’impression que le problème est plus sociologique et psychologique qu’économique.

Pourquoi un nouveau régime quand à peine 38 % des Québécois en âge de travailler ont cotisé au REÉR en 2007 ? Comment un nouveau programme pourrait-il nous motiver davantage à mettre des sous de côté alors nous nous endettons plus rapidement que nous épargnons ? Le crédit à la consommation a bondi de 7,2 % depuis un an alors que le taux d’épargne des Canadiens ne bouge pratiquement pas (4,7 % à 4,8 % du revenu personnel). Nous nous approchons tranquillement, mais sûrement, des ratios d’endettement des ménages américains.

Certains croient que le régime de retraite de leur employeur leur permettra de se la couler douce une fois qu’ils auront quitté le marché du travail. Voilà une illusion dangereuse. Dans le secteur privé, quatre régimes de retraite sur cinq pourraient de pas être en mesure de remplir leurs engagements et plusieurs entreprises n’ont tout simplement pas les moyens de cotiser davantage pour effacer le déficit actuariel de leur régime de retraite. Les prestations risquent donc d’être moindres que prévu.

Il y a pire. Certaines entreprises ont ou pourraient faire faillite, mettant en péril l’ensemble du régime. Et pire encore : plus des trois quarts des travailleurs du secteur privé n’ont tout simplement pas de régime de retraite provenant de leur employeur.

Les travailleurs du secteur public n’ont pas cette angoisse et on risque de se retrouver avec deux classes de retraités : les employés du public et les autres. Vous avez travaillé pour une PME toute votre vie ou vous êtres travailleurs autonomes ? Ce que vous allez envier votre beau-frère du secteur public qui aura pris une retraite presque confortable à 55 ans, retraite que vous aurez payée !

Peu d’épargne, pas de REÉR et pas de régime de retraite privé, il vous restera peu de choses. À 65 ans, vous aurez droit à 10 905 dollars par an de la Régie des rentes du Québec et 6203, 52 dollars pour la pension de la sécurité de la vieillesse fédérale. Grand total annuel : 17 108,52 dollars.

Le régime public sera lui aussi confronté à une situation délicate. Le nombre de prestataires va doubler d’ici 20 ans et ce n’est pas la performance de la Caisse de dépôt et de placement l’an dernier qui va améliorer la situation. On peut s’attendre à d’autres hausses des cotisations et des pressions de plus en plus fortes pour reculer l’âge officiel de la retraite.

Ne prenons donc pas de chances et commençons un vigoureux programme d’épargne. Nous avons le bonheur de vivre de plus en plus vieux, nous ne sommes pas obligés de vivre toutes ces années en situation de pauvreté.

Publié par Hugo Neveu dans Actualité, Investissement | Pas de commentaire

déc. 16, 2009

En cette veille de 2010, voici neuf mythes financiers répertoriés par Fidelity Investments, que vous devriez savoir.

Murmure à l'oreille

1. « Toute dette est mauvaise. »
Faux. Par exemple, emprunter de l’argent pour réaliser un investissement est même une bonne idée, car les intérêts peuvent être déductibles. De plus, ils sont généralement très bas, comparativement à ceux des cartes de crédit.

2. « Ça ne vaut pas la peine d’épargner si on ne peut pas mettre de côté de 10 à 15 % de nos revenus. »
Erreur. Bien sûr, la situation idéale commande un taux d’épargne qui se situe entre 10 % et 15 % du revenu. Si c’est impossible d’atteindre un tel pourcentage, contentez-vous de moins. Le but est d’acquérir l’habitude d’économiser. Courir un marathon est un objectif insurmontable si on ne franchit pas le premier kilomètre.

3. « Les marchés boursiers sont trop risqués. C’est préférable d’investir dans des produits sûrs à 100 %. »
Risqués, vraiment ? À long terme, les Bourses sont reconnues pour générer des rendements supérieurs à l’inflation. Au moment de mettre en ligne, les produits à capital garanti ne rapportaient guère plus de 1 % par année, soit à peu près autant que le taux d’inflation. Dans un tel contexte, le pouvoir d’achat finit à la longue par s’effriter. Voilà pourquoi l’argent qui dort à la banque peut être en sécurité, mais il n’est pas à l’abri des risques.

4. « J’économise d’abord pour acheter une maison et des REEE pour mes enfants. Ensuite, je penserai à planifier ma retraite. »
Mauvais raisonnement. Il existe des produits et des programmes qui encouragent l’achat d’une maison et le financement des études postsecondaires des enfants. Pensons au régime d’accession à la propriété et à la subvention canadienne pour l’épargne-études. Mais, à part le REER, il n’y a pas grand-chose de prévu pour la retraite. Fidelity recommande de commencer par accumuler en vue de la retraite avant de prioriser d’autres projets.


5. « Les régimes publics financeront ma retraite. » (celui-là est vraiment très drôle…)
Oui, mais le soutien de l’État sera mince. Si vous prenez votre retraite à 60 ans, les régimes publics ne remplaceront que 18 % de votre revenu de travail. Si vous la prenez à 65 ans, ce taux passera à 48 %. Pour vivre une retraite confortable, vous devez absolument avoir d’autres sources de revenus.

6. « La retraite, je suis trop jeune pour m’en préoccuper. »
Voici un gros mythe à abattre. Pourquoi les jeunes doivent-ils penser à leur retraite aujourd’hui même alors qu’il y a tant d’autres choses à faire ? Pour deux raisons. D’abord, le temps joue en leur faveur. Plus ils épargnent tôt, plus leur capital de retraite aura du temps pour fructifier. Ensuite, comme on vient de le voir, les régimes publics offrent une protection financière limitée. Une personne qui désire prendre sa retraite en s’appuyant seulement sur le Régime de rentes du Québec et la pension de la Sécurité de la vieillesse du fédéral s’expose à vivre ses vieux jours dans la pauvreté.

7. « Mes parents n’ont jamais été préoccupés par leur retraite. Pourquoi le serai-je ? »
Parce que les temps changent. À l’époque, nos parents travaillaient pour des employeurs qui offraient de généreux « fonds de pension ». Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Au Québec, à peine 40 % des travailleurs participent à un régime complémentaire de retraite. Les autres (la majorité) doivent compter sur les régimes publics et leurs propres épargnes s’ils veulent vivre une retraite acceptable. D’où l’importance cruciale de commencer tôt à mettre de l’argent de côté.

8. « Je n’ai pas d’argent à investir. »
Vraiment ? Même si vous n’avez que quelques dollars de disponibles à chaque paie, il vaut la peine de les placer dans un REER ou dans un CELI, par exemple. Des entreprises offrent des régimes de retraite dans lesquels elles versent une cotisation égale à celle de leurs employés. Voilà un puissant incitatif pour épargner (même quelques dollars par paie) en vue de la retraite.

9. « On dit que je dois avoir plus de 1 million de dollars pour me payer une retraite. »
Faux. Il n’y a pas de chiffre magique à propos du capital de retraite que vous devez amasser. Votre montant d’épargne-retraite dépend de votre situation financière actuelle et de vos projets futurs. Votre conseiller peut facilement calculer la somme qui saura combler vos besoins et établir des stratégies pour y parvenir.

10. Et j’en rajoute un 10e de mon crue: « J’aurai l’air stupide de demander cela à mon conseiller… »

Absolument pas! Je ne me gène pas pour faire changer mes pneus par un mécanicien. Je lui demande si ils sont trop usés alors que c’est sans doute ridicule pour lui presque très évident. Pour moi, ce ne l’est pas. Ne soyez pas gêné, demandez tout ce qui vous passe par la tête. C’est votre argent et nous sommes là pour vous aider à la faire fructifier et la sécurisé selon VOS critères et objectifs! Soyez à l’aise!

Article tiré en majeur partie de Conseiller.ca

Publié par Hugo Neveu dans Investissement | 2 commentaire

La planificatrice financière Cathy Pareto revisite un terrain connu : le montant d’épargne requis pour vivre une retraite confortable. Pour elle, les retraités n’ont pas besoin de 70 % de leur revenu annuel brut des trois dernières années de travail pour maintenir leur niveau de vie, mais de 80 % ou même 90 %.

L'argent s'envole

Une fois que le capital de retraite est constitué, il s’agit de le décaisser de manière à le préserver le plus longtemps possible. Selon ses estimations, un taux de retrait annuel de 6 % serait raisonnable. Par exemple, pour toucher 50 000 $ par année, un retraité aurait besoin d’une épargne-retraite de 833 333 $, soit (50 000 $ ÷  6 % = 833 333 $).

Bien sûr, cette formule n’est pas universelle, précise Cathy Pareto, et chaque cas est particulier. Mais cette règle a le mérite de donner une bonne idée du montant nécessaire pour vivre ses vieux jours sans être obligé de retourner sur le marché du travail.

Le résultat de son approche se résume dans le tableau ci-dessous :

Revenu de retraite annuel Épargne-retraite requise

50 000 $

833 333 $

60 000 $

1 000 000 $

100 000 $

1 666 667 $

175 000 $

2 916 667 $

250 000 $

4 166 667 $

Comme on peut le constater, il faut un capital substantiel pour générer 50 000 $ ou 60 000 $ par année. C’est pourquoi il importe de commencer tôt à épargner. Le tableau suivant indique combien d’argent il faut mettre de côté chaque mois pour amasser 1 million de dollars. Cathy Pareto pose comme hypothèses que le futur retraité commence à 0 $ et que le rendement annuel de ses placements est de 8 %, ce qui est résolument optimiste.

(Coeur sensible s’abstenir car les montants à épargner paraissent exorbitants!)

Nombre d’années avant la retraite Épargne mensuelle requise

35

435,94 $

30

670,98 $

25

1 051,50 $

20

1 697,73 $

15

2 889,85 $

10

5 466,09 $

« De toute évidence, la planification de la retraite est un processus qui doit s’échelonner sur toute une vie. Plus vous commencez tôt, plus le temps joue en votre faveur. La clé, c’est épargner, épargner et épargner ! », conclut Cathy Pareto.

Article tiré de conseiller.ca

Publié par Hugo Neveu dans Investissement | 2 commentaire

déc. 1, 2009

De nombreux changements fiscaux favorables ont été adoptés par Ottawa et Québec. Il s’agit de ne pas les rater. En voici parmi les plus importants et où inscrire les données, le cas échéant, dans les déclarations de revenus.

Main, papier, crayon, calculatrice

Les principaux changements visant l’impôt fédéral ont été annoncés au début de novembre 2009. De son côté, Québec publiera la liste officielle de ses nouveautés fiscales 2009 le 5 janvier 2010. Informations du budget du Québec et du Planiguide fiscal 2009-2010 de la firme Raymond Chabot Grant Thornton. Merci pour sa précieuse collaboration.

AU FÉDÉRAL :

  • Le montant personnel de base passe de 9 600 $ à 10 320 $. Voir Annexe 1, ligne 300.
  • Le montant accordé en raison de l’âge passe de 5 276 $ à 6 408 $. Voir Annexe 1, ligne 301.
  • Le montant pour époux ou conjoint de fait passe de 9 600 $ à 10 320 $. Voir Annexe 1, ligne 303.
  • Le montant pour personne à charge admissible passe de 9 600 $ à 10 320 $. Voir Annexe 1, ligne 305.
  • Un crédit d’impôt non remboursable pour la rénovation domiciliaire est offert pour 2009 seulement. Ce crédit est égal à 15 % des dépenses admissibles excédant 1 000 $, jusqu’à concurrence de 10 000 $. Voir Annexe 1, ligne 368.
  • Un nouveau crédit d’impôt non remboursable pour l’achat d’une première maison ou d’une habitation adaptée pour une personne handicapée entre en vigueur à compter de 2009. Ce crédit est égal à 15 % de 5 000 $. Voir Annexe 1, ligne 369.
  • Régime d’accession à la propriété (RAP) : Il est maintenant possible de « rapper » jusqu’à 25 000 $ de son REER pour acheter une première propriété. Pendant des années, ce maximum a été limité à 20 000 $ par personne admissible. Voir feuillet T4RSP et Annexe 7.
  • Les travailleurs autonomes peuvent déduire 100 % du coût total d’un ordinateur et des logiciels de système (catégorie 50). Il n’y a plus de règle du demi-taux dans l’année d’acquisition. Les équipements doivent avoir été achetés après le 27 janvier 2009. Cette mesure est temporaire. Voir formulaire T2124 et autres similaires.
  • Ottawa a reconduit le crédit d’impôt non remboursable de 15 % pour l’exploration minière à l’égard des investisseurs dans des actions accréditives. Ce crédit temporaire vise les ententes d’actions accréditives conclues avant le 1er avril 2010. Voir page 3, ligne 224, et formulaire T1229.
  • Décès d’un rentier : possibilité de reporter des pertes subies dans son REER ou son FERR. Charles était veuf lorsqu’il est décédé en novembre 2008. Le jour de sa mort, la juste valeur marchande de son FERR se chiffrait à 250 000 $. Trois mois plus tard, en février 2009, le liquidateur a distribué les biens aux héritiers. Le FERR de Charles ne valait plus alors que 200 000 $. L’effondrement boursier de 2008 s’est soldé par une perte de 50 000 $. En temps normal, cette perte n’aurait pas été déductible. Le liquidateur de la succession aurait inscrit, dans la dernière déclaration de revenus de Charles, des revenus de FERR de 250 000 $. Il aurait calculé les impôts sur ce montant, même si les héritiers ont reçu beaucoup moins. Ces derniers seraient donc doublement pénalisés : avec moins d’argent, ils seraient contraints d’acquitter une facture fiscale « maximisée », en quelque sorte. Ottawa a aboli cet irritant. Le liquidateur pourra demander le report rétrospectif de la perte de 50 000 $. Au lieu de 250 000 $, c’est 200 000 $ qu’il inscrira à titre de revenus de FERR l’année du décès de Charles. Voir page 1, ligne 115, et feuillets T4RSP ou T4RIF.
  • FERR : fini la réduction de 25 % du montant du retrait minimal. L’an dernier, le gouvernement a permis aux détenteurs d’un FERR de réduire de 25 % le montant du retrait minimal requis par la loi. Cette mesure exceptionnelle avait pour but de limiter les pertes occasionnées par la chute des Bourses à la fin de 2008. Le ministère canadien des Finances nous confirmé que cette mesure ne serait pas en vigueur pour l’année d’imposition 2009.

AU QUÉBEC :

Sont harmonisés avec le fédéral les trois dispositions fiscales suivantes :

  1. Pour les travailleurs autonomes, la possibilité de déduire en un an 100 % du coût d’achat d’un ordinateur et des logiciels admissibles acquis après le 27 janvier 2009.
  2. Régime d’accession à la propriété (RAP) : pour les acheteurs d’une première propriété, la possibilité de « rapper » 25 000 $ de leur REER.
  3. Dans le cas des personnes décédées, la possibilité de reporter rétrospectivement et de déduire de la perte de valeur des placements REER et FERR, sous certaines conditions.

Par ailleurs :

  • Le montant pour revenu de retraite passe de 1 500 $ à 2 000 $. Voir page 3, ligne 361, et Annexe B.
  • Actions de Fondaction de la CSN : le crédit d’impôt passe temporairement de 15 % à 25 %. L’investissement maximal qui donne droit au crédit d’impôt pour fonds de travailleurs demeure inchangé à 5 000 $. Voir page 3, ligne 424.
  • Le crédit d’impôt remboursable pour frais de garde d’enfants est bonifié. Pour les enfants de moins de 7 ans, par exemple, le plafond applicable aux frais de garde passe de 7 000 $ à 9 000 $. Voir page 4, ligne 455, et Annexe C.
  • Il est possible d’obtenir un remboursement partiel de la TVQ payée à l’achat ou à la location à long terme d’un des véhicules hybrides neufs suivants :

- Chevrolet Malibu Hybrid 2009
- Ford Escape Hybrid (HEV) 2008 et 2009 (deux roues motrices)
- Honda Accord Hybrid 2005
- Honda Civic Hybrid 2005, 2006, 2007, 2008 et 2009
- Honda Insight 2005 et 2006
- Nissan Altima Hybrid 2007, 2008 et 2009
- Saturn Aura Hybrid 2009
- Toyota Camry Hybrid 2007, 2008 et 2009
- Toyota Prius 2005, 2006, 2007, 2008 et 2009

Le montant maximal de remboursement est de 1 000 $ si le véhicule a été acheté ou loué à long terme après le 23 mars 2006, mais avant le 21 février 2007. Ce montant maximal est de 2 000 $ pour les véhicules achetés, loués à long terme après le 20 février 2007, mais avant le 1er janvier 2009. Voir formulaire VD-403.H. Plusieurs conditions s’appliquent.

  • Un crédit d’impôt remboursable pour la rénovation domiciliaire est offert pour 2009 seulement. Ce crédit est égal à 20 % des dépenses admissibles excédant 7 500 $, jusqu’à concurrence de 20 000 $ en coûts admissibles. Voir formulaire TP-1029.RR.

Le REA II remplace le régime d’investissement Actions-croissance PME (Accro-PME). Le REA II permet à des PME québécoises de se financer auprès du public. Il offre aux investisseurs la possibilité de déduire 150 % du coût des actions admissibles acquises après le 19 mars 2009 et avant le 1er janvier 2011. Le taux de déduction diminuera ensuite à 100 % et demeurera à ce niveau jusqu’à la fin du programme, prévu pour le 31 décembre 2014.

Publié par Hugo Neveu dans Actualité, Investissement | Pas de commentaire