fév. 23, 2010
Voilà un article particulièrement intéressant paru sur le site de Conseiller.ca: L’arrivée d’un enfant transforme les habitudes de vie d’une maisonnée. Non seulement l’on devient plus sédentaire, mais les revenus sont aussi dépensés autrement. Les besoins de la famille passent avant ceux des adultes. Les objectifs financiers à court et long terme sont aussi très souvent chamboulés.

Dans un article du Globe and Mail, Tina Tehranchian, planificatrice financière à Assante Capital Management, propose à vos clients qui ont des enfants quelques trucs utiles pour les aider à y voir plus clair.
Comment calculer les coûts immédiats et à plus long terme d’avoir des enfants ?
1 – Se créer un fonds d’urgence
Dès que la nouvelle est officielle, constituez-vous une provision pour les urgences. Déterminez quelle sera la durée du congé de maternité ou de paternité. À moins que vous puissiez vivre confortablement avec un seul revenu, il est souhaitable d’établir un nouveau budget. Coupez où ça fait le moins mal et tentez d’investir cet argent dans un compte d’épargne à rendement élevé, accessible au moment du congé parental.
2 – Réviser ses objectifs et mettre à jour son plan financier
La naissance d’un premier enfant est le moment idéal pour revoir ses objectifs de vie et mettre à jour son plan financier. Peut-être souhaitiez-vous prendre votre retraite à 55 ans ou rénover votre cuisine, mais l’arrivée de cet enfant retardera possiblement la réalisation de ces projets.
3 -Budgéter pour bébé
Selon le Conseil du Bien-être social du Canada, élever un enfant jusqu’à l’âge de 18 ans coûte beaucoup de sous, particulièrement la première année. En 2004, il fallait compter plus de 10 000 $ pour s’occuper d’un bébé de sa naissance jusqu’à son premier anniversaire. Dans le « budget bébé », il faut penser à la nourriture, aux couches, à la gardienne, de même que des articles comme les vêtements, le berceau et la poussette.
4 – Penser à protéger sa famille
Quand la famille s’agrandit, protéger ceux qui sont plus vulnérables doit être une priorité. Qui s’occuperait de mes enfants, si je devais mourir, être sérieusement invalide ou gravement malade? C’est le moment de revoir sa planification successorale et sa couverture d’assurance. Ceci inclus d’avoir une assurance-invalidité adéquate.
5 – Mettre à jour ses dernières volontés
Si vous ne l’avez déjà fait, établissez ou mettez à jour vos dernières volontés. Ceci inclus de nommer un tuteur légal pour vos enfants si la situation l’exigeait.
6 – Planifier l’avenir de ses enfants
Épargner pour l’éducation de ses enfants en contribuant dans un REEE est une stratégie prudente. En plus, le gouvernement vous versera jusqu’à 20 % de subvention, et ce, jusqu’à concurrence de 500 $ l’an par enfant. Demandez un numéro d’assurance sociale pour votre bébé afin de pouvoir ouvrir un tel compte dès sa naissance.
7 – Prévoir les activités de vos enfants
En grandissant, vos enfants se découvriront peut-être une passion ou un talent pour la musique, le hockey ou le ski alpin, par exemple. Les dépenses liées à de telles activités peuvent rapidement se révéler onéreuses. L’inscription dans un camp d’été spécialisé peut aussi coûter une beurrée! Prévoir ces coûts dans le budget familial rendra leurs réalisations plus aisées. Budgéter quand sa famille s’agrandit est un travail de tous les instants…
Publié par Hugo Neveu dans Actualité | Pas de commentaire
fév. 4, 2010
Alors que l’aide humanitaire fuse de toute part et que la planète fait preuve d’une générosité sans précédant envers les haïtiens, certains Québécois, pour éviter de les nommer tentent d’en retirer un avantage monétaire. Lorsque cette nouvelle est sortie à la radio, j’ai trouvé le tout plutôt ordinaire. Ma réflexion fût relativement brève: Qui est donc l’imbécile qui demande à être payé pour faire du bénévolat?
Après coût j’ai compris que l’individu se servait d’un comparatif plutôt douteux avec des gens qui y sont pour leur travail et non pour faire du bénévolat. Je garderai donc ma 2e réflexion pour moi même…
Tous ne sont toutefois pas chicken comme moi. Le Dr Patrice Montminy y est allé d’une sortie publique fort intéressante par rapport à cette situation. Sans dire que j’endosse la totalité des ses propos, (uniquement afin de me protéger d’une poursuite…) je trouve qu’il faut beaucoup de courage pour aller à contre courant et que le Dr Montminy devrait servir d’exemple à bien d’autres qui suivent sans être d’accord. Lire ici, dans tous les métiers, à tous les niveaux. Voici l’article parût dans le Soleil/Cyberpresse par Valérie Gaudreau. Photo: Stigmat Photo.
La demande de rémunération de la part de certains orthopédistes partis aider bénévolement en Haïti en a choqué plus d’un. Et un orthopédiste de Québec n’hésite pas à crier haut et fort son indignation.
«La vapeur m’est sortie par les oreilles en voyant ça. C’est choquant, non raisonnable, et je prends pas que cette demande soit faite au nom des orthopédistes», lance le Dr Patrice Montminy, chirurgien orthopédiste au Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ). «Quand c’est du bénévolat, c’est du bénévolat et je ne suis pas le seul orthopédiste de la province à le penser», tranche-t-il.
Irrité, le Dr Montminy a envoyé une lettre ouverte au Soleil dans laquelle il dénonce une missive adressée au ministre de la Santé Yves Bolduc et signée par le président de l’Association d’orthopédie du Québec, le Dr Jacques Desnoyers. Le Dr Desnoyers, présentement en Haïti, y propose que la demi-douzaine d’orthopédistes partis de leur plein gré à la suite du séisme reçoivent le tarif de base qu’ils touchent dans un hôpital québécois, soit de 700 à 800 $ par jour.
Au-delà de la demande comme telle, le fait qu’elle émane du président de son association choque d’autant plus le Dr Montminy.
«Si le Dr Desnoyers veut le faire, qu’il enlève le chapeau de président qui laisse entendre que tous les orthopédistes veulent ça. Je n’accepte pas qu’il parle en mon nom», dit celui qui a fait part de son mécontentement à l’association qui le représente.
«Ce médecin est un traumatologue qui gagne peut-être 430 000 $ par an, poursuit le Dr Montminy. Nous sommes parmi les mieux payés de la société. On ne me dira pas qu’un orthopédiste ne peut pas prendre deux semaines de bénévolat pour aller aider.»
Départ volontaire
Quant à l’argument voulant que les médecins méritent d’être payés comme des pompiers ou des soldats, il trouve là encore peu de considération aux yeux du Dr Montminy. «Ces gens-là sont envoyés par leur employeur. Les orthopédistes, personne ne leur a donné l’ordre d’aller là-bas.»
Il souhaite maintenant que le ministre de la Santé Yves Bolduc ne cède pas à cette demande de son président.
Le Dr Montminy n’est pas le seul à avoir réagi depuis que La Presse a fait état de la demande du Dr Desnoyers dans son édition de mercredi. Le président du Collège des médecins, le Dr Yves Lamontagne, a avoué son malaise de voir des spécialistes demander de l’argent une fois rendus sur place.
Le ministre de la Santé Yves Bolduc a pour sa part réaffirmé hier étudier la demande des orthopédistes présentement à Haïti. Il demeure toutefois prudent, conscient du précédent que pourrait créer un «oui» à la rémunération de ceux qui sont pour l’instant toujours considérés comme bénévoles.
La lettre du Dr Patrice Montminy
Demande irrecevable
Je veux m’opposer publiquement à la demande qui a été faite par le président de mon association, le Dr Jacques Desnoyers, de payer les médecins bénévoles qui ont décidé d’aller oeuvrer à Haïti. Ces individus ont fait un choix volontaire, sans que rien ne leur soit demandé, ce que je respecte, et ils savaient très bien qu’il était question de bénévolat. De plus, nous parlons de spécialistes qui gagnent aisément plus de 350 000 $ par année au Québec. Cette demande est irréfléchie et non respectueuse des citoyens québécois.
Patrice Montminy, MD FRSC chirurgien orthopédiste
Centre hospitalier universitaire de Québec
PS: J’ai cru bon vous mettre au parfum de ce dossier car l’administration des fonds publiques regarde tous et chacun. Il est donc agréable de voir que certain sont conscient de la qualité de leur sort. Bien qu’ils aient bûchés très fort pour y arriver et qu’il la mérite très bien. Bravo à vous Dr!
Publié par Hugo Neveu dans Actualité, Divers | Pas de commentaire
fév. 1, 2010
La sécurité financière à la retraite est un thème qui préoccupe tout le monde. Avant de faire de gros achats, plusieurs y penseront. Quand faut-il alors prioriser le REER par rapport au CELI ou l’inverse ? Lequel choisir et pour quelle occasion ? La Banque Laurentienne répond à ces questions en proposant quelques conseils adaptés à leur situation financière et au stade de leur vie.

Étudiant ou jeune salarié : le CELI d’abord
Bien qu’il soit important de cotiser tôt à son REER afin de bénéficier des intérêts composés, le CELI demeure un instrument de placement intéressant pour étudiants ou jeunes adultes qui n’ont pas à payer trop d’impôts. Ceux qui ont un taux d’imposition très bas devraient prioriser le CELI plutôt que le REER puisqu’il pourra ainsi accumuler des intérêts à l’abri de l’impôt. Quand le salaire progresse, il est toujours possible de retirer la somme investie dans le CELI pour la déposer dans un REER et ainsi réduire le salaire imposable et profiter d’une baisse ou d’un remboursement d’impôt.
Il n’est toutefois pas nécessaire d’avoir un revenu pour cotiser à son CELI. Par exemple, un étudiant qui reçoit une bourse dont il n’a pas besoin dans l’immédiat, pourraient très bien l’investir à court terme afin de profiter des intérêts sur l’investissement. Il n’y a d’ailleurs pas de minimum ou de maximum quant aux retraits, ce qui rend l’argent accessible en tout temps (si l’on respecte le terme du véhicule de placement choisi).
Investisseurs plus expérimentés : CELI complément au REER
Ceux âgés de 25 à 50 ans qui prévoient prendre leur retraite à moyen ou long terme devraient utiliser le CELI comme un outil préparatoire à la retraite en complément au REER. Puisque c’est au cours de cette période que les épargnants sont souvent le plus actifs professionnellement, c’est le moment idéal pour maximiser les épargnes en vue de la retraite.
Après avoir cotisé au maximum à un REER (pas de droits de cotisation REER inutilisés), on peut alors se servir du CELI afin d’épargner davantage.
Un investisseur qui souhaite à court terme s’acheter une voiture ou a un projet de voyage trouvera dans le CELI l’outil d’épargne tout indiqué. Il faut bien sûr toujours garder en tête le calendrier des projets afin de ne pas investir cette épargne dans un produit d’investissement échéant plus tard…
Investisseurs retraités : tirer avantage du CELI
Ceux à la retraite ou sur le point de l’être devraient tirer avantage du CELI. À partir de 71 ans, le REER converti en FERR générera un revenu imposable. Puisqu’un retrait minimal doit être effectué annuellement, et ce, même si l’épargnant n’a pas nécessairement besoin de ces fonds, il est avantageux de réinvestir son revenu excédentaire dans un compte enregistré comme le CELI (gain sur le placement non imposable). De plus, il est possible de réinvestir cette somme dans les mêmes fonds que son REER ou son FERR. L’épargnant n’a donc pas à se soucier de son portefeuille de placements une deuxième fois.
Enfin, un conjoint peut généralement être désigné comme propriétaire successeur du CELI. Dans ce cas, lors d’un décès, les sommes économisées au sein d’un CELI pourront être transférées au conjoint sans aucun impact fiscal.
Pour plus de détails et pour une analyse de VOTRE situation, hugoneveu@dcsf.ca
Publié par Hugo Neveu dans Actualité, Investissement | Pas de commentaire
jan. 21, 2010
Voici un article plutôt alarmant pour un pays déjà suffisamment alarmé. Tiré du site d’Argent, rédigé par Nathalie Elgrably-Lévy,Économiste sénior, Institut économique de Montréal. Photo, gracieuseté de Stigmat Photo.
La tragédie haïtienne est inqualifiable. On ne peut qu’être anéanti devant l’horreur, la douleur, la faim et le désespoir causés par l’impitoyable séisme. Et on ne peut que saluer l’aide humanitaire déployée par la communauté internationale. Une aide qui, en regard des besoins immenses et de leur urgence, restera malheureusement toujours trop modeste et trop tardive.
Les premiers secours arrivent à peine que l’on songe déjà à rebâtir. Seize pays se réuniront d’ailleurs le 25 janvier prochain à Montréal pour discuter de l’effort de reconstruction. On ne cherche pas qu’à sauver des vies et à apaiser les souffrances, on espère également mettre le pays sur le chemin de la prospérité.
L’intention est noble, et l’aide envisagée est généreuse. Toutefois, il faut se demander si le simple fait de reconstruire est suffisant pour sortir le pays de la pauvreté. On peut en douter, car ce n’est pas l’absence d’infrastructures qui explique la pauvreté, c’est plutôt la pauvreté qui explique l’absence d’infrastructures. Et la pauvreté, c’est généralement le résultat d’un système économique qui empêche la création de richesse en décourageant la production et l’investissement.
Or, même avant le séisme, Haïti était déjà le pays de plus pauvre des Amériques avec un PIB par habitant d’à peine 1300$, un taux de chômage de 50% et l’absence quasi totale d’investissements étrangers. «Doing Business», une étude annuelle réalisée par la Banque mondiale, permet d’expliquer cette piètre performance économique. On y apprend, entre autres, qu’ouvrir une entreprise en Haïti exige 13 procédures administratives, 195 jours de travail et un coût équivalant à 228% du revenu par habitant. En revanche, dans les pays de l’OCDE, il ne faut que 5,7 procédures, 13 jours de travail et 4,7% du revenu par habitant. Pour construire un entrepôt, les procédures haïtiennes occasionnent 1179 jours de travail et un coût équivalant à 569,5% du revenu par habitant, contre 157 jours et un coût dix fois moindre dans les pays de l’OCDE. En Haïti, une entreprise qui souhaite enregistrer ses titres de propriété doit y consacrer 405 jours de travail, contre 25 jours dans les pays de l’OCDE. Qui voudrait donc faire des affaires en Haïti dans un pareil contexte?
Corruption généralisée, absence d’un État de droit fiable, analphabétisme, exportations limitées, tels sont les principaux obstacles à surmonter pour sortir cette république de la misère. Même si le défi semble colossal, il est possible de le relever. Le gouvernement haïtien a d’ailleurs récemment entrepris des réformes en ce sens. Mais surtout, le cas du Chili devrait servir de modèle.
Jusqu’au début des années 1980, le Chili était le parent pauvre de l’Amérique latine avec une économie pratiquement stagnante depuis 1913. Mais grâce à la libéralisation des marchés et aux réformes économiques adoptées en 1985 et 1990, l’économie chilienne a crû à un rythme de 4,2% par an, permettant ainsi au niveau de vie de doubler tous les 17 ans. Le 15 décembre dernier, le Chili a été invité à devenir membre de l’OCDE, officialisant ainsi son statut de nation industrialisée.
Secourir les victimes du séisme, cela va de soi! Contribuer à la reconstruction, c’est honorable, mais c’est insuffisant pour vaincre la pauvreté. Ce n’est pas en recevant de l’aide internationale qu’un pays s’enrichit, c’est en produisant et en vendant ses biens et services. Or, pour cela, il faut des réformes qui permettent de créer un contexte économique favorable aux affaires. Le Chili l’a compris et a réussi un véritable miracle économique en 20 ans à peine. Aider Haïti à en faire autant, n’est-ce pas également de l’aide humanitaire?
Publié par Hugo Neveu dans Actualité | Pas de commentaire
jan. 13, 2010
Une foule de questions concernant les prestations et lois sociales me sont régulièrement posées par mes clients. Voici donc un lien qui devrait répondre à la majorité des questions que vous vous posez concernant ces différents aspects de l’économie québécoise. Merci à SSQ, partenaire de notre réussite, pour son précieux travaille à confectionner ce feuillet d’informations.


