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Après l’émission présenté par la Facture récemment, je me suis fais poser plusieurs questions sur les régimes d’épargnes études, les REÉÉ. Disons que le reportage était un peu inquiétant…mais rassurez-vous, Universitas n’est pas le seul régime disponible sur le marché. Les offres sont multiples et toutes aussi différentes les une des autres. Le site http://www.consommateur.qc.ca fait état des différentes facettes du régime à prendre en considération.

Enfants REÉÉ

TYPES DE RÉGIMES SUR LE MARCHÉ

Sur le marché, il existe différents types de régimes d’épargne-études :
•    le régime individuel (régime déterminé),
•    le régime familial,
•    le régime collectif (aussi appelé commun).

REÉÉ individuels
1.    Bénéficiaire(s) : Les REÉÉ individuels, sont appelés aussi «à bénéficiaire unique» ou «régime déterminé», donc réservés à un seul bénéficiaire en tout temps , désigné au moment de la souscription.
2.    Liens entre souscripteur et bénéficiaire(s) : Il n’est pas nécessaire que le bénéficiaire ait un lien de sang avec le souscripteur.
3.    Âge du ou des bénéficiaires : Le bénéficiaire peut être désigné un REÉÉ individuel peu importe son âge.
4.    Cotisations: Ces régimes permettent au souscripteur de fixer les montants et la fréquence de ses cotisations.
5.    Placements : Ces régimes permettent de choisir les types et modalités de placement en fonction de ses besoins, de sa tolérance au risque et du rendement souhaité.

REÉÉ familiaux
1.    Bénéficiaire(s) : Les REÉÉ familiaux sont appelés aussi «à bénéficiaires multiples», ils peuvent avoir un (1) ou plusieurs bénéficiaires. Le ou les bénéficiaires sont désignés au moment de l’ouverture du régime et il est possible de désigner par la suite d’autres bénéficiaires.
2.    Liens entre souscripteur et bénéficiaire(s) : Le ou les bénéficiaires doivent être liés au souscripteur par un lien de sang ou d’adoption.
3.    Âge du ou des bénéficiaires : Le bénéficiaire doit, lorsqu’il est désigné, avoir moins de 21 ans.
4.    Cotisations : Ces régimes permettent au souscripteur de fixer les montants et la fréquence de ses cotisations.
5.    Placements : Ces régimes permettent de choisir les types et modalités de placement en fonction de ses besoins, de sa tolérance au risque et du rendement souhaité.

REÉÉ collectifs
Les régimes collectifs sont constitués par le regroupement de contrats individuels (non familiaux) administrés par le fournisseur au bénéfice d’un groupe spécifique de bénéficiaires, les groupes étant constitués de bénéficiaires qui sont nés au cours de la même année . Les REÉÉ collectifs sont donc constitués par la mise en commun du capital de plusieurs souscripteurs, plutôt que des cotisations du seul souscripteur qui est lié au bénéficiaire. Ce fonctionnement particulier entraîne des règles qui diffèrent passablement de celles qui s’appliquent aux régimes individuels et aux régimes familiaux.

Dans un régime collectif, les souscripteurs achètent des parts également appelés plans. Le nombre de parts (ou de portions de parts) souscrit dépendra des montants que le souscripteur souhaite investir. Plus un souscripteur achètera de parts, plus le bénéficiaire désigné recevra d’argent au moment ou il entreprendra des études postsecondaires. Le montant de la cotisation par part varie selon l’âge de l’enfant, la fréquence des cotisations (cotisation unique, annuelle ou mensuelle) et la période de cotisation.

Dans un régime collectif, chaque souscripteur appartient donc à un compte commun précis déterminé par l’année de naissance de l’enfant et chaque contribution faite pour l’enfant ira dans le compte réservé au groupe d’âge du bénéficiaire. C’est à partir des revenus de placements de l’ensemble des sommes qui se trouvent dans ce compte que les bourses d’études seront accordées aux bénéficiaires admissibles pendant leurs années d’études.

Les REÉÉ collectifs peuvent comporter des règles plus strictes que les autres types de régime notamment quant à l’âge auquel l’étudiant pourra commencer à recevoir des montants d’argent provenant d’un REÉÉ, la possibilité de changement de bénéficiaire, etc.

1.    Bénéficiaire(s) : Les régimes collectifs sont réservés à un seul bénéficiaire, désigné au moment de l’ouverture du régime.
2.    Liens entre souscripteur et bénéficiaire : Il n’est pas nécessaire que le bénéficiaire ait un lien de sang avec le souscripteur.
3.    Âge du ou des bénéficiaires : L’âge limite jusqu’auquel un bénéficiaire pourra se joindre à un régime dépend du régime choisi.
4.    Cotisations : Le montant et la fréquence des cotisations sont fixés par la fondation qui offre le régime. Le montant des cotisations est établi de manière à ce qu’à l’échéance du régime, tous les souscripteurs aient versé le même montant pour chacune des parts auxquelles ils ont cotisé. Le fait d’acheter une part d’un régime collectif tardivement augmente donc le montant et/ou la fréquence des cotisations exigées.
5.    Placements : Les placements sont décidés par les fondations; le souscripteur n’a généralement aucun pouvoir sur le choix des placements faits avec son capital.

FOURNISSEURS

Les régimes individuels et familiaux sont offerts par les institutions financières, fiducies, trusts et sociétés de placements.

Les régimes collectifs sont offerts par différentes fondations (la Fondation Universitas du Canada, le Fonds d’études pour les enfants, le Fonds d’éducation Héritage, le Régime d’épargne-études USC, le Plan fiduciaire canadien de bourses d’études, Consultants CST et le Fonds d’épargne-études Global) ; certaines offrent également les régimes individuels et familiaux.

ÉTUDES ADMISSIBLES

1.    Généralement, sera considéré comme un programme d’études admissible un programme qui dure au moins trois (3) semaines consécutives et qui exige que l’étudiant consacre au moins dix heures par semaine aux cours et/ou aux travaux. Un programme offert par un établissement d’enseignement situé à l’étranger devra durer au moins 13 semaines. Les programmes admissibles comprennent : les stages de formation d’apprenti et les programmes offerts par une école de métiers, un CÉGEP, un collège ou une université.
2.    Habituellement, les fonds provenant d’un REÉÉ peuvent être utilisés pour des études à temps plein ou à temps partiel, pourvu que ce soit dans un programme admissible. Mais il existe des exceptions à cette règle générale et certains fournisseurs peuvent imposer des conditions additionnelles. Par exemple, les régimes de certaines fondations exigeront que l’étudiant poursuive des études à temps plein.

PLACEMENTS

Les REÉÉ s’apparentent aux REÉR puisque ce sont des régimes qui peuvent généralement permettre aux investisseurs, dépendamment du type de régime choisi, de sélectionner les différents placements qui constitueront le régime. Les risques associés aux placements, tout comme le taux de rendement, varient en fonction du régime choisi et des types de placements sélectionnés.

Parmi les investissements admissibles, on retrouve :
•    les certificats de placement garanti (CPG);
•    les obligations et autres titres de créance du gouvernement du Canada, d’une province, d’une municipalité ou d’une société d’État;
•    les bons du Trésor;
•    les actions;
•    les fonds mutuels;
•    les parts dans une fiducie de bourses d’études.

Les investisseurs peuvent ainsi choisir, en vue de faire fructifier leurs contributions au REÉÉ, entre des placements plus ou moins risqués. Le risque d’un placement correspond au degré d’incertitude du rendement espéré du placement. Un placement moins risqué offre généralement des rendements moins élevés mais plus stables, assurant la tranquillité d’esprit à l’investisseur qui tolère mal le risque de voir ses placements perdre de la valeur. Les certificats de placement garanti, les obligations et titres de créances de gouvernement présentent des risques extrêmement réduits. À l’inverse, les placements plus à risque peuvent offrir de meilleurs rendements, mais leur valeur peut également fluctuer davantage. Les actions, par exemple, sont généralement des placements à haut risque.

Les choix de placement varient en fonction du type de régimes. Dans les régimes individuels et familiaux, les choix d’investissement sont faits par le souscripteur, conseillé par le fournisseur de REÉÉ. Dans les régimes collectifs, les investissements sont généralement déterminés par les gestionnaires de la firme et leurs conseillers.

DURÉE MAXIMALE D’UN RÉGIME

1.    La durée de vie maximale d’un REÉÉ est de 35 ans.
2.    Pour les régimes dont le bénéficiaire est admissible au crédit d’impôt pour personnes handicapées (CIPH), elle est de 40 ans.

FRAIS

Certains frais peuvent s’appliquer lors de l’ouverture ou au cours de la durée d’un REÉÉ. Par exemple :
•    Frais d’adhésion ou d’inscription : frais permettant d’intégrer le régime à l’entrée. Souvent les frais d’adhésion sont retenus sur les premiers versements.
•    Frais d’administration ou de gestion : pour la gestion des placements (dépôts, transactions,…). Généralement, ils sont prélevés à même les revenus de placements.
•    Frais de pénalités : des pénalités peuvent s’appliquer lorsque le capital est retiré avant la fin du contrat.
•    Frais pour changement de bénéficiaire : pour effectuer un changement au bénéficiaire d’un régime.
•    Frais pour assurance-vie : pour souscrire à une police d’assurance-vie qui, dans certains cas, peut être obligatoire.
•    D’autres frais peuvent s’appliquer.

LES COTISATIONS

DÉFINITION
1.    Les cotisations sont les sommes d’argent versées dans un REÉÉ par le souscripteur.
2.    Le capital est formé de l’ensemble des cotisations accumulées dans un REÉÉ.
3.    Les cotisations totales versées dans un REÉÉ ne pourront excéder 50 000 $.

LE BÉNÉFICIAIRE

DÉFINITION
Le bénéficiaire d’un REÉÉ est la personne qui recevra les revenus générés par le REÉÉ et les subventions qui y auront été versées. Il s’agit généralement d’un enfant, mais toute personne nommée par le souscripteur d’un REÉÉ pourra être bénéficiaire, pourvu qu’elle respecte les conditions d’admissibilité du régime.

LES PAIEMENTS D’AIDE AUX ÉTUDES (PAÉ)

DÉFINITION
1.    Le paiement d’aide aux études (PAÉ) est le montant versé à un bénéficiaire lors de la poursuite d’études postsecondaires.
2.    Le PAÉ comprend les revenus de placements accumulés sur les cotisations, les subventions gouvernementales et les revenus de placements qu’ils ont générés.
3.    Les cotisations versées au REÉÉ ne font pas partie du PAÉ, puisqu’ils sont récupérés par le souscripteur.
4.    Selon les régimes, les PAÉ seront appelés «bourses» ou «intérêts de revenus».

LE PAIEMENT DE REVENU ACCUMULÉ (PRA)

DÉFINITION
1.    Le paiement de revenu accumulé (PRA) sont les sommes qui sont remises au souscripteur lorsque le bénéficiaire ne s’inscrit pas à un programme d’études admissible.
2.    Le PRA est constitué des revenus de placement générés par les cotisations au régime et par la Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCÉÉ) ou le Bon d’études canadien (BEC).
3.    Les montants des subventions ne font pas partie du PRA et doivent être remboursés aux gouvernements qui les ont versées.

À lire dans le prochain article, les subventions applicables.

Publié par Hugo Neveu dans Actualité, Concept | Pas de commentaire

Voilà un article particulièrement intéressant paru sur le site de Conseiller.ca:  L’arrivée d’un enfant transforme les habitudes de vie d’une maisonnée. Non seulement l’on devient plus sédentaire, mais les revenus sont aussi dépensés autrement. Les besoins de la famille passent avant ceux des adultes. Les objectifs financiers à court et long terme sont aussi très souvent chamboulés.

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Dans un article du Globe and Mail, Tina Tehranchian, planificatrice financière à Assante Capital Management, propose à vos clients qui ont des enfants quelques trucs utiles pour les aider à y voir plus clair.

Comment calculer les coûts immédiats et à plus long terme d’avoir des enfants ?

1 – Se créer un fonds d’urgence

Dès que la nouvelle est officielle, constituez-vous une provision pour les urgences. Déterminez quelle sera la durée du congé de maternité ou de paternité. À moins que vous puissiez vivre confortablement avec un seul revenu, il est souhaitable d’établir un nouveau budget. Coupez où ça fait le moins mal et tentez d’investir cet argent dans un compte d’épargne à rendement élevé, accessible au moment du congé parental.

2 – Réviser ses objectifs et mettre à jour son plan financier

La naissance d’un premier enfant est le moment idéal pour revoir ses objectifs de vie et mettre à jour son plan financier. Peut-être souhaitiez-vous prendre votre retraite à 55 ans ou rénover votre cuisine, mais l’arrivée de cet enfant retardera possiblement la réalisation de ces projets.

3 -Budgéter pour bébé

Selon le Conseil du Bien-être social du Canada, élever un enfant jusqu’à l’âge de 18 ans coûte beaucoup de sous, particulièrement la première année. En 2004, il fallait compter plus de 10 000 $ pour s’occuper d’un bébé de sa naissance jusqu’à son premier anniversaire. Dans le « budget bébé », il faut penser à la nourriture, aux couches, à la gardienne, de même que des articles comme les vêtements, le berceau et la poussette.

4 – Penser à protéger sa famille

Quand la famille s’agrandit, protéger ceux qui sont plus vulnérables doit être une priorité. Qui s’occuperait de mes enfants, si je devais mourir, être sérieusement invalide ou gravement malade? C’est le moment de revoir sa planification successorale et sa couverture d’assurance. Ceci inclus d’avoir une assurance-invalidité adéquate.

5 – Mettre à jour ses dernières volontés

Si vous ne l’avez déjà fait, établissez ou mettez à jour vos dernières volontés. Ceci inclus de nommer un tuteur légal pour vos enfants si la situation l’exigeait.

6 – Planifier l’avenir de ses enfants

Épargner pour l’éducation de ses enfants en contribuant dans un REEE est une stratégie prudente. En plus, le gouvernement vous versera jusqu’à 20 % de subvention, et ce, jusqu’à concurrence de 500 $ l’an par enfant. Demandez un numéro d’assurance sociale pour votre bébé afin de pouvoir ouvrir un tel compte dès sa naissance.

7 – Prévoir les activités de vos enfants

En grandissant, vos enfants se découvriront peut-être une passion ou un talent pour la musique, le hockey ou le ski alpin, par exemple. Les dépenses liées à de telles activités peuvent rapidement se révéler onéreuses. L’inscription dans un camp d’été spécialisé peut aussi coûter une beurrée! Prévoir ces coûts dans le budget familial rendra leurs réalisations plus aisées. Budgéter quand sa famille s’agrandit est un travail de tous les instants…

Publié par Hugo Neveu dans Actualité | Pas de commentaire

Alors que l’aide humanitaire fuse de toute part et que la planète fait preuve d’une générosité sans précédant envers les haïtiens, certains Québécois, pour éviter de les nommer tentent d’en retirer un avantage monétaire. Lorsque cette nouvelle est sortie à la radio, j’ai trouvé le tout plutôt ordinaire. Ma réflexion fût relativement brève: Qui est donc l’imbécile qui demande à être payé pour faire du bénévolat?

Médecin à HaitiAprès coût j’ai compris que l’individu se servait d’un comparatif plutôt douteux avec des gens qui y sont pour leur travail et non pour faire du bénévolat. Je garderai donc ma 2e réflexion pour moi même…

Tous ne sont toutefois pas chicken comme moi. Le Dr Patrice Montminy y est allé d’une sortie publique fort intéressante par rapport à cette situation. Sans dire que j’endosse la totalité des ses propos, (uniquement afin de me protéger d’une poursuite…) je trouve qu’il faut beaucoup de courage pour aller à contre courant et que le Dr Montminy devrait servir d’exemple à bien d’autres qui suivent sans être d’accord. Lire ici, dans tous les métiers, à tous les niveaux. Voici l’article parût dans le Soleil/Cyberpresse par Valérie Gaudreau. Photo: Stigmat Photo.

La demande de rémunération de la part de certains orthopédistes partis aider bénévolement en Haïti en a choqué plus d’un. Et un orthopédiste de Québec n’hésite pas à crier haut et fort son indignation.

«La vapeur m’est sortie par les oreilles en voyant ça. C’est choquant, non raisonnable, et je prends pas que cette demande soit faite au nom des orthopédistes», lance le Dr Patrice Montminy, chirurgien orthopédiste au Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ). «Quand c’est du bénévolat, c’est du bénévolat et je ne suis pas le seul orthopédiste de la province à le penser», tranche-t-il.

Irrité, le Dr Montminy a envoyé une lettre ouverte au Soleil dans laquelle il dénonce une missive adressée au ministre de la Santé Yves Bolduc et signée par le président de l’Association d’orthopédie du Québec, le Dr Jacques Desnoyers. Le Dr Desnoyers, présentement en Haïti, y propose que la demi-douzaine d’orthopédistes partis de leur plein gré à la suite du séisme reçoivent le tarif de base qu’ils touchent dans un hôpital québécois, soit de 700 à 800 $ par jour.

Au-delà de la demande comme telle, le fait qu’elle émane du président de son association choque d’autant plus le Dr Montminy.

«Si le Dr Desnoyers veut le faire, qu’il enlève le chapeau de président qui laisse entendre que tous les orthopédistes veulent ça. Je n’accepte pas qu’il parle en mon nom», dit celui qui a fait part de son mécontentement à l’association qui le représente.

«Ce médecin est un traumatologue qui gagne peut-être 430 000 $ par an, poursuit le Dr Montminy. Nous sommes parmi les mieux payés de la société. On ne me dira pas qu’un orthopédiste ne peut pas prendre deux semaines de bénévolat pour aller aider.»

Départ volontaire

Quant à l’argument voulant que les médecins méritent d’être payés comme des pompiers ou des soldats, il trouve là encore peu de considération aux yeux du Dr Montminy. «Ces gens-là sont envoyés par leur employeur. Les orthopédistes, personne ne leur a donné l’ordre d’aller là-bas.»

Il souhaite maintenant que le ministre de la Santé Yves Bolduc ne cède pas à cette demande de son président.

Le Dr Montminy n’est pas le seul à avoir réagi depuis que La Presse a fait état de la demande du Dr Desnoyers dans son édition de mercredi. Le président du Collège des médecins, le Dr Yves Lamontagne, a avoué son malaise de voir des spécialistes demander de l’argent une fois rendus sur place.

Le ministre de la Santé Yves Bolduc a pour sa part réaffirmé hier étudier la demande des orthopédistes présentement à Haïti. Il demeure toutefois prudent, conscient du précédent que pourrait créer un «oui» à la rémunération de ceux qui sont pour l’instant toujours considérés comme bénévoles.

La lettre du Dr Patrice Montminy

Demande irrecevable

Je veux m’opposer publiquement à la demande qui a été faite par le président de mon association, le Dr Jacques Desnoyers, de payer les médecins bénévoles qui ont décidé d’aller oeuvrer à Haïti. Ces individus ont fait un choix volontaire, sans que rien ne leur soit demandé, ce que je respecte, et ils savaient très bien qu’il était question de bénévolat. De plus, nous parlons de spécialistes qui gagnent aisément plus de 350 000 $ par année au Québec. Cette demande est irréfléchie et non respectueuse des citoyens québécois.

Patrice Montminy, MD FRSC chirurgien orthopédiste

Centre hospitalier universitaire de Québec

PS: J’ai cru bon vous mettre au parfum de ce dossier car l’administration des fonds publiques regarde tous et chacun. Il est donc agréable de voir que certain sont conscient de la qualité de leur sort. Bien qu’ils aient bûchés très fort pour y arriver et qu’il la mérite très bien. Bravo à vous Dr!

Publié par Hugo Neveu dans Actualité, Divers | Pas de commentaire

La sécurité financière à la retraite est un thème qui préoccupe tout le monde. Avant de faire de gros achats, plusieurs y penseront. Quand faut-il alors prioriser le REER par rapport au CELI ou l’inverse ? Lequel choisir et pour quelle occasion ? La Banque Laurentienne répond à ces questions en proposant quelques conseils adaptés à leur situation financière et au stade de leur vie.

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Étudiant ou jeune salarié : le CELI d’abord
Bien qu’il soit important de cotiser tôt à son REER afin de bénéficier des intérêts composés, le CELI demeure un instrument de placement intéressant pour étudiants ou jeunes adultes qui n’ont pas à payer trop d’impôts. Ceux qui ont un taux d’imposition très bas devraient prioriser le CELI plutôt que le REER puisqu’il pourra ainsi accumuler des intérêts à l’abri de l’impôt. Quand le salaire progresse, il est toujours possible de retirer la somme investie dans le CELI pour la déposer dans un REER et ainsi réduire le salaire imposable et profiter d’une baisse ou d’un remboursement d’impôt.

Il n’est toutefois pas nécessaire d’avoir un revenu pour cotiser à son CELI. Par exemple, un étudiant qui reçoit une bourse dont il n’a pas besoin dans l’immédiat, pourraient très bien l’investir à court terme afin de profiter des intérêts sur l’investissement. Il n’y a d’ailleurs pas de minimum ou de maximum quant aux retraits, ce qui rend l’argent accessible en tout temps (si l’on respecte le terme du véhicule de placement choisi).

Investisseurs plus expérimentés : CELI complément au REER
Ceux âgés de 25 à 50 ans qui prévoient prendre leur retraite à moyen ou long terme devraient utiliser le CELI comme un outil préparatoire à la retraite en complément au REER. Puisque c’est au cours de cette période que les épargnants sont souvent le plus actifs professionnellement, c’est le moment idéal pour maximiser les épargnes en vue de la retraite.
Après avoir cotisé au maximum à un REER (pas de droits de cotisation REER inutilisés), on peut alors se servir du CELI afin d’épargner davantage.

Un investisseur qui souhaite à court terme s’acheter une voiture ou a un projet de voyage trouvera dans le CELI l’outil d’épargne tout indiqué. Il faut bien sûr toujours garder en tête le calendrier des projets afin de ne pas investir cette épargne dans un produit d’investissement échéant plus tard…

Investisseurs retraités : tirer avantage du CELI
Ceux à la retraite ou sur le point de l’être devraient tirer avantage du CELI. À partir de 71 ans, le REER converti en FERR générera un revenu imposable. Puisqu’un retrait minimal doit être effectué annuellement, et ce, même si l’épargnant n’a pas nécessairement besoin de ces fonds, il est avantageux de réinvestir son revenu excédentaire dans un compte enregistré comme le CELI (gain sur le placement non imposable). De plus, il est possible de réinvestir cette somme dans les mêmes fonds que son REER ou son FERR. L’épargnant n’a donc pas à se soucier de son portefeuille de placements une deuxième fois.

Enfin, un conjoint peut généralement être désigné comme propriétaire successeur du CELI. Dans ce cas, lors d’un décès, les sommes économisées au sein d’un CELI pourront être transférées au conjoint sans aucun impact fiscal.

Pour plus de détails et pour une analyse de VOTRE situation, hugoneveu@dcsf.ca

Publié par Hugo Neveu dans Actualité, Investissement | Pas de commentaire

Voici un article plutôt alarmant pour un pays déjà suffisamment alarmé. Tiré du site d’Argent, rédigé par Nathalie Elgrably-Lévy,Économiste sénior, Institut économique de Montréal. Photo, gracieuseté de Stigmat Photo.

Malheur à Haiti, Stigmat PhotoLa tragédie haïtienne est inqualifiable. On ne peut qu’être anéanti devant l’horreur, la douleur, la faim et le désespoir causés par l’impitoyable séisme. Et on ne peut que saluer l’aide humanitaire déployée par la communauté internationale. Une aide qui, en regard des besoins immenses et de leur urgence, restera malheureusement toujours trop modeste et trop tardive.

Les premiers secours arrivent à peine que l’on songe déjà à rebâtir. Seize pays se réuniront d’ailleurs le 25 janvier prochain à Montréal pour discuter de l’effort de reconstruction. On ne cherche pas qu’à sauver des vies et à apaiser les souffrances, on espère également mettre le pays sur le chemin de la prospérité.

L’intention est noble, et l’aide envisagée est généreuse. Toutefois, il faut se demander si le simple fait de reconstruire est suffisant pour sortir le pays de la pauvreté. On peut en douter, car ce n’est pas l’absence d’infrastructures qui explique la pauvreté, c’est plutôt la pauvreté qui explique l’absence d’infrastructures. Et la pauvreté, c’est généralement le résultat d’un système économique qui empêche la création de richesse en décourageant la production et l’investissement.

Or, même avant le séisme, Haïti était déjà le pays de plus pauvre des Amériques avec un PIB par habitant d’à peine 1300$, un taux de chômage de 50% et l’absence quasi totale d’investissements étrangers. «Doing Business», une étude annuelle réalisée par la Banque mondiale, permet d’expliquer cette piètre performance économique. On y apprend, entre autres, qu’ouvrir une entreprise en Haïti exige 13 procédures administratives, 195 jours de travail et un coût équivalant à 228% du revenu par habitant. En revanche, dans les pays de l’OCDE, il ne faut que 5,7 procédures, 13 jours de travail et 4,7% du revenu par habitant. Pour construire un entrepôt, les procédures haïtiennes occasionnent 1179 jours de travail et un coût équivalant à 569,5% du revenu par habitant, contre 157 jours et un coût dix fois moindre dans les pays de l’OCDE. En Haïti, une entreprise qui souhaite enregistrer ses titres de propriété doit y consacrer 405 jours de travail, contre 25 jours dans les pays de l’OCDE. Qui voudrait donc faire des affaires en Haïti dans un pareil contexte?

Corruption généralisée, absence d’un État de droit fiable, analphabétisme, exportations limitées, tels sont les principaux obstacles à surmonter pour sortir cette république de la misère. Même si le défi semble colossal, il est possible de le relever. Le gouvernement haïtien a d’ailleurs récemment entrepris des réformes en ce sens. Mais surtout, le cas du Chili devrait servir de modèle.

Jusqu’au début des années 1980, le Chili était le parent pauvre de l’Amérique latine avec une économie pratiquement stagnante depuis 1913. Mais grâce à la libéralisation des marchés et aux réformes économiques adoptées en 1985 et 1990, l’économie chilienne a crû à un rythme de 4,2% par an, permettant ainsi au niveau de vie de doubler tous les 17 ans. Le 15 décembre dernier, le Chili a été invité à devenir membre de l’OCDE, officialisant ainsi son statut de nation industrialisée.

Secourir les victimes du séisme, cela va de soi! Contribuer à la reconstruction, c’est honorable, mais c’est insuffisant pour vaincre la pauvreté. Ce n’est pas en recevant de l’aide internationale qu’un pays s’enrichit, c’est en produisant et en vendant ses biens et services. Or, pour cela, il faut des réformes qui permettent de créer un contexte économique favorable aux affaires. Le Chili l’a compris et a réussi un véritable miracle économique en 20 ans à peine. Aider Haïti à en faire autant, n’est-ce pas également de l’aide humanitaire?

Publié par Hugo Neveu dans Actualité | Pas de commentaire